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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

D’Algérie



Sommaire :
-Nouvelles de 2009
-Mission en terre d’Islam
-« La paix en tenue de service »

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Nouvelles de 2009

-  HAYAT « la vie », Centre de formation féminine

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Le Centre a repris ses activités début novembre 2008, après les fêtes musulmanes. Mais timidement, parce que, avant de démarrer, nous avons réfléchi avec les deux monitrices sur notre programme d’enseignement. Nous voulions prendre sérieusement en compte les nouvelles exigences de nos élèves.

Le monde évolue et il nous est demandé d’être attentives à cette évolution, pour que nos propositions, en matière de travaux pratiques aussi, aillent dans le bon sens et apportent une réponse valable aux besoins de la femme, dans le contexte social actuel.

Tout en maintenant la broderie traditionnelle nabeul, qui reste un travail de toute beauté, nous avons élargi le programme en insérant des matières nouvelles qui ont été bien accueillies par les élèves : macramé et informatique. Nos centres restent des lieux où la femme trouve un espace de liberté permettant aussi un échange enrichissant.

Sœur Flora Ferrario

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-  Sœur Marie-Claude Sohier a vécu le Ramadan avec les croyants d’Ennaya

Ce temps ! Hors de l’ordinaire : travail au ralenti, le matin, les magasins ouvrant très tard, pas de monde dans les rues ou si peu. Silence ! Mais l’après midi, agitation fébrile, foule. Les trottoirs sont envahis par les petits commerçants. On y vend de tout mais surtout de la nourriture, beaucoup de pâtisserie, de jus de fruits, des gadgets pour les enfants.
Les pères de famille se pressent pour faire les dernières courses, les femmes sont occupées à préparer le repas qui sera abondant et varié. Des groupes d’hommes se forment au coin des rues, attendant l’heure du f’tour, la rupture du jeûne. Alors, tous disparaissent. Silence dans la ville.
Le ramadan est un temps de reprise spirituelle, de partage, de lecture du Coran, de prières plus assidûment suivies dans les très nombreuses mosquées.
J’ai été très touchée par cette dame de milieu modeste m’apportant tous les deux ou trois jours la chorba, soupe traditionnelle, ou un bol de riz , un ragoût de mouton… La veille de la fête de l’aid el fitr, un grand-père arrive avec ses quatre fils et leurs enfants : « Depuis que je suis petit, j’ai l’habitude d’apporter aux Sœurs notre petite assiette. C’est la tradition et nous tenons à ce qu’elle continue, Inch’ Allah. »
La rupture du jeûne se fait de façon symbolique par un verre de lait et des dattes (pureté et douceur) et se poursuit par une abondance de petits plats, repas entrecoupé de prières.
Tôt le matin, je rentrais d’une marche dans la campagne et j’ai été saisie d’entendre les muezzins des villages alentour se répondant en quelque sorte, puis les chants et psalmodies répercutés par les hauts parleurs. Je ne pouvais que prier moi-même, louer, remercier pour ces priants. De partout débouchaient jeunes et vieux, enfants trottinant, tous habillés de blanc, des babouches à la gandoura et au burnous et se dirigeant vers la mosquée. Et je pensais, quand j’étais petite, n’était-ce pas le même entrain, la même joie quand nous partions endimanchés, en famille vers l’église, surtout à Noël, Pâques… portés par l’ambiance religieuse, festive de nos familles et de nos paroisses.
Bonne fête, se disait-on, et se dit-on ici. Nos frères musulmans y sont très sensibles. Même entre chrétiens, nous nous disons bonne fête tant l’impression est forte de participer à la fête.

-  Amira, postulante NDA venue du Liban, est avec nous depuis le mois de septembre 2008.
Sans hésiter, elle s’est rendue disponible. Elle assure avec simplicité et compétence des services proposés par les responsables du centre Diocésain Pierre Claverie : bibliothèque, accueil, visite aux enfants hospitalisés, proximité avec les étudiants subsahariens ou animation éducative aux enfants du primaire. Elle participe avec intérêt aux réunions organisées par le comité Justice et Paix, ainsi qu’à la chorale. De quoi bien occuper son temps tout en donnant priorité au ressourcement spirituel. Elle profite au maximum de ce temps qui lui est offert pour s’insérer dans la société algérienne et comprendre la mentalité des gens.
Une présence jeune dans la communauté et dans le district est très appréciée. Nous lui souhaitons de découvrir au fil des jours, au contact de ce peuple, les valeurs qui sont les leurs et qu’il fait bon d’accueillir comme une richesse à partager.

Sœur Flora Ferrario

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Mission en terre d’Islam

À l’occasion du travail sur les structures, je viens de passer trois semaines en Algérie, ce pays que j’ai visité plusieurs fois et que je ne pensais pas revoir… j’avais toujours visité ce pays dans la tourmente mais cette fois-ci, je l’ai retrouvé en paix… quelle évolution.

Cette mission en terre d’islam n’est pas toujours facile à comprendre car on peut se demander ce que nous faisons dans un pays totalement musulman. Cette mission est aussi annonce de la Bonne Nouvelle, et j’ai envie de vous faire partager ce que pour moi cela veut dire.

-   Cette annonce de la Bonne Nouvelle est présence dans les activités qui aident à toucher les gens, hommes et femmes, jeunes et plus âgés dans les bibliothèques, qui sont à la fois lieux de rencontre, de travail et de partage ; dans les ateliers pour les femmes : broderie, couture, tricot, crochet, tissage… ; le soutien scolaire en français et en anglais pour de jeunes élèves ou des étudiants.

-   Elle est accueil et ouverture dans nos communautés ou par les visites aux familles où les femmes surtout, mais pas uniquement, peuvent venir et partager leurs joies, leurs peines, leurs problèmes et difficultés… accueil aussi au secrétariat de l’évêché, qui permet beaucoup de rencontres.

-   Elle est témoignage donné dans certaines activités vécues par nos sœurs : avec les aveugles, dans la formation que suit une jeune sœur égyptienne pour les jardins d’enfants, par le soin aux malades, le travail auprès des personnes ayant un handicap.

-   Elle est proximité avec les pauvres, avec ceux et celles que nos sœurs rencontrent, ne serait-ce que dans les rues, au marché et dans beaucoup d’autres lieux.

-   Elle est rencontre de l’autre différent de moi amis avec qui des échanges sont possibles.

-   Elle est aussi annonce directe avec ceux et celles qui demandent à « suivre le chemin de Jésus » et qui régulièrement cheminent avec l’une ou l’autre et découvrent progressivement la Bonne Nouvelle.

-   Elle passe aussi par le dialogue interreligieux et le soutien spirituel à des chrétiens différents par leurs rite et confession, comme par exemple, à Oran, pour un bon nombre d’égyptiens coptes catholiques et surtout orthodoxes.

Nous vivons en Algérie la Mission qui nous a été confiée par l’Institut à la suite du père Planque : « Être chez eux, pour eux, avec eux ! »

Sœur Chantal Dartois, décembre 2006

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« La paix en tenue de service »

ÉVANGÉLISER SANS VIOLENCE - LA PAIX AU POUVOIR

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sœur Danielle BILLOTTET, Nda (article paru dans la revue Spiritus, septembre 2006)

Essalam alaikum…. La paix soit sur vous…

Chaque jour en Algérie commence par cette belle salutation, accompagnée de ce geste de la main, qui vient se poser largement et longuement sur le cœur, comme pour puiser à la source de paix. Ce geste ouvre notre quotidien et ne demande qu’à être habité en vérité, par notre qualité de vie :

« Amour et Vérité se rencontrent,
Justice et paix s’embrassent » Ps 84.

C’est évident, « pas de paix sans justice ».

Il y a des situations de vie qui ne sont que violence, injustice :
-  Conditions d’habitation, de vie
-  Injustice dans l’accès au logement, aux soins, au travail.

Il y a des situations tendues qui sont menace permanente sur le quotidien des personnes qui s’épuisent à « tenir la tête au dessus de l’eau…. »

Et là, je situe une manière à nous, communauté religieuse en Algérie, d’être des lieux de paix, des personnes de paix. Je pourrais tout aussi bien dire « communauté chrétienne » parce que la paix est vraiment le souci de tous. Je connais des familles chrétiennes qui sont des « maisons de paix » accueillantes à des femmes de « foyer mixte »...et qui sont des « lieux de résurrection intérieure ».

L’Église désire

-  Créer un espace de paix dans notre maison (un oratoire…) ; être une communauté fraternelle, un lieu où des personnes peuvent être accueillies, écoutées, aimées.
Je repense à deux personnes, qui aiment à venir à la communauté. Elles s’assoient, -pour souffler un peu-, pour émerger de « leurs problèmes familiaux »… et qui simplement, à plusieurs reprises, m’ont dit : « continue. Va, fais ce que tu as à faire…moi je reste là, au calme. Cela me fait du bien. J’en ai besoin Et après, quand cela ira mieux, je partirai…. »
Un lieu de paix, alors que beaucoup de « maisons » sont des lieux « surchargés » où règne une tension, forme de violence de ces conditions de vie.
Et là, où nous sommes, autant que nous le pouvons, permettre des conditions d’existence plus justes pour chacun.
Pour améliorer les conditions de travail des étudiants, des bibliothèques, des salles d’étude sont autant de lieux de paix, qui permettent aux jeunes d’étudier dans des conditions correctes.

-Après cette période de violence que nous venons de vivre, CETTE PAIX se présente à moi, aujourd’hui aussi, avec une autre exigence : cette nécessité d’une réconciliation. A l’intérieur des familles, il y a eu cette violence de la méfiance continuelle. Entre collègues au travail, il y a eu ces silences, ces non-dits… car « qui est en face de moi ? » qui est-il ? qui est qui ? dans cette situation trouble… Seul à seul, avec un collègue, nous pouvons échanger, réfléchir à haute voix… intervient un autre, la conversation se détourne. J’y sentais un malaise. Et il me semble que la paix profonde ne peut venir que d’une confiance retrouvée. _Et je crois en cet Esprit de Dieu qui HABITE TOUTE PERSONNE, quelle que soit son appartenance religieuse. Et cet Esprit, si nous savons « l’écouter » en nous, nous ramène à la confiance de Dieu en l’homme. Seule cette confiance là, peut nous libérer de la méfiance, de la peur : l’homme seul a peur, peur de l’autre… une relation filiale, une relation fraternelle nous aide à nous libérer, à nous dépasser, à sortir de soi.
Et là, l’Église d’Algérie se veut vraiment Église de la rencontre, et se donne de mettre en communion des personnes, des groupes.
À nous, de mieux connaître les autres, et de faire que les autres se connaissent mieux : créer des liens, s’accueillir, se connaître, se reconnaître. Briser les préjugés, les barrières, les murs d’incompréhension. Et depuis un certain temps, l’Algérie –comme tant d’autres pays- est miroir de tous ces accrocs relationnels, ces accrocs politiques….

-  Je pense aussi à cette maman, qui depuis 1994, vit avec « l’absence de ces deux fils disparus », vit avec les photos sur son cœur, et ne trouve pas de repos. Elle a besoin régulièrement, de venir…pour « se dire », pour dire son mal, sa souffrance. Être entendue dans sa douleur… être écoutée, et qui même sans solution de notre part, repart un peu « en paix », pour continuer à vivre en famille.

-  Ce jeune homme -40 ans- veut fonder une famille. Mais quand on est pauvre, on ne peut se marier « comme tout le monde » ; pas de travail, pas d’argent, pas de toit…par de quoi fonder une famille. Être à charge de ses parents …. Autant de situations de violence, difficiles à vivre, et qui sont, souvent, des « nids » prêts à exploser.

-  Ces jeunes, qui après avoir étudié, et même avec une formation professionnelle en main, ne trouvent rien… et « tiennent les murs », les yeux fixés vers l’Europe ou le Canada. Et qui même s’embarquent clandestinement au risque de leur vie….. Être cette oreille qui écoute, qui permet aux jeunes de sortir ce qui reste trop caché, et qui petit à petit leur permet à eux-mêmes d’entrevoir quelque issue à cette mal-vie.
Ouvrir ce jeune à un éventuel service en association, là où il pourra partager ce qu’il est (soutien scolaire, lecteur pour non-voyant, accompagnateur de jeunes handicapés moteurs…) et là le fait de se donner, le jeune découvre la joie de « tenir debout » en faisant équipe avec d’autres.

-  Sur ce temps vécu en Algérie, (depuis 1974) j’ai eu la joie de vivre avec des collègues, un chemin de service, pendant 18 ans, en équipe, dans un centre de rééducation fonctionnelle pour handicapés moteurs.
Et là au coude à coude, avec les jeunes, leurs familles, les membres de l’équipe, chacun selon sa spécialité, nous apprenions à ouvrir des chemins de paix, des chemins d’insertion sociale, d’intégration scolaire.
Se laisser évangéliser les uns par les autres, dans notre désir d’humanisation, dans notre exigence de service-santé : mettre debout- redonner confiance- espérer. Inviter à l’intégration scolaire d’enfants blessés par la vie, par un déficit moteur. (jeunes IMC , ou des traumatisés de la route. )
Encourager des parents, à croire en leur enfant.
Accueillir des parents, leurs paroles « fortifiantes » : « Dieu nous l’a donné pour nous obliger à plus d’amour ». Dans ce travail d’équipe, -enfants, familles, thérapeutes, pédagogues- nous apprenons à nous « convertir mutuellement », à nous encourager, à faire tomber nos préjugés, à évaluer nos normes avec un autre regard… de paix, de confiance, d’éveil, d’accueil de suggestions, de recherches .

OUVRIR LES PORTES …. quand la crainte des directeurs d’école semble muraille… Et dans ce « combat d’équipe », nous puisions notre force à notre source religieuse. Et c’est l’enfant –à insérer- qui nous tenait en éveil. « L’enfant avant tout ».
Notre équipe est vraiment ce lieu d’accueil, d’écoute du jeune, de l’enfant lui-même, de sa parole (de son visage, quand la parole est impossible). Être ce lieu de paix, cette personne de paix qui est pour l’enfant, pour le jeune, un lieu de sécurité. Et donc un lieu où il peut être lui-même, et exprimer son désir de grandir, à son rythme. Paix… par le regard bienveillant. Par un regard appelant à « se lever » et à « faire route » avec d’autres.

-  je pense à une autre expérience de vie en Algérie, vécue par les Focolare, qui ont cette vocation de vivre, et de faire grandir l’UNITÉ ENTRE CROYANTS. Leur maison s’appelle DAR ESSALAM= maison de la paix. C’est vraiment un SIGNE.
Chaque été, Chrétiens et musulmans vivent ensemble un temps de réflexion, de prière. Familles et amis se retrouvent, joyeux de chanter la vie, joie qui est faite de ce respect du chemin de foi de l’autre. Ensemble, habités par l’Esprit, bâtir un monde meilleur, là où nous sommes, là où nos différences sont signes de l’amour universel de Dieu.
Quel contraste, quand on pense à tout ce que d’autres nous proposent comme germes de division…

-  une chorale, aussi. « Lieu de VIE » où chrétiens et musulmans s’unissent pour partager leur voix, et exprimer le meilleur d’eux-mêmes.

« Dieu est beau, il aime la beauté. »

« Évangéliser sans violence » vivre de cette bonne nouvelle de Jésus Christ. C’est tellement évident. La vérité rayonne d’elle-même, et se communique (comme elle peut déranger).
Une conviction profonde n’a pas besoin d’être aidée par le prosélytisme ou l’agressivité.
La vérité cherchée ensemble est source de VIE, et produit des fruits de fraternité.
Un regard d’accueil, les moyens de la connaissance, le respect dans la reconnaissance réciproque : ce temps de vie en Algérie est pour moi une belle expérience d’apprivoisement, d’ajustement les uns aux autres. Et un apprentissage de la découverte de la liberté intérieure, et donc d’une certaine paix intérieure (tout en confessant que le chemin n’est pas terminé.) C’est pour la vie, ici comme ailleurs.
Créer des relations dans la simplicité. Un des gros obstacles que je pense pour cette paix à chercher, et à se partager, c’est tout ce qui peut être mépris ou orgueil….tout ce qui peut enfermer, écraser l’autre. Et j’en reviens toujours à LA QUALITÉ DU REGARD.
Joie de l’existence de l’autre. _ Expérience d’une différence qui m’enrichit. : Vie fructueuse qui puise à une source religieuse. Possibilité de cheminer ensemble, pour le BIEN DE TOUS.

J’aime à reprendre la parole du Cardinal DUVAL L’ÂME DE LA PAIX, C’EST LA JUSTICE La Paix est avant tout, une attitude intérieure, une recherche de son prochain, un dialogue toujours à reprendre, parce qu’il n’est jamais achevé, un pardon mutuel de tous les jours, une réconciliation sans cesse à reconstruire sur les ruines accumulées par l’égoïsme et l’incompréhension.

Le coup de baguette pour faire surgir la paix ne viendra jamais. La paix sera au bout des efforts de tous les hommes de bonne volonté. Il faut croire à la puissance de la multitude des plus petits actes d’amour vrai. Il faut constituer le front de l’amour qui finira par triompher, dans le respect des droits de tous. »

et après l’assassinat de nos deux sœurs à Alger, en septembre 1995, il nous a dit d’une voix forte et confiante : « L’AMOUR TRIOMPHERA DE LA MORT, DIEU DONNERA LA PAIX. »

Évangéliser, me laisser évangéliser : Partage de cette Bonne Nouvelle de Dieu, qui veut le bonheur de toute personne. Cheminer avec d’autres, eux aussi assoiffés de bonheur : d’autres, soit en Église, soit avec des amis, des collègues algériens, musulmans, qui eux s’appuient sur leur foi en Dieu. CHEMIN d’échanges, de STIMULATION RÉCIPROQUE, pour « FAIRE LE BIEN », pour répondre ensemble à des appels. Évangélisation réciproque, c’est-à-dire un entraînement à l’Humanisation…. J’ai beaucoup apprécié ce chemin de VIE AVEC DES COLLEGUES, par son côté –stimulation pour le bon, pour laisser émerger le meilleur de soi, à la rencontre des autres.

Mais souvent, j’ai eu à éprouver une sensation d’énervement, quand je sentais une « pression religieuse » : si tu fais « la shahada » (profession de foi musulmane), tu seras au paradis avant nous... ; si tu ….. ; Certes ces invitations venaient sûrement du fond de cœurs sincères, désireux de partager le meilleur d’eux-mêmes. Explications claires. … cela ne m’intéresse pas…. Et nous continuons le chemin fraternellement.

Quant à moi, j’ai toujours « senti » l’Évangélisation, comme une contagion. Pas besoin de discours, pas de justification, … VIVRE. Et si c’est du VRAI, cela parlera de soi, et peut être questionnera et intéressera… DIEU SEUL EST MAÎTRE DES CŒURS. « Quelque chose » d’intérieur qui me fait vivre, et qui parfois me fait rejoindre aussi l’intérieur de l’autre… et là, nous nous comprenons par le dedans. Nos mots –trop souvent- nous enferment, nous séparent. Mais quand ensemble, nous partons à la rencontre d’une famille, pour un service, c’est le coude à coude qui nous donne de bâtir quelque chose. Et après la JOIE EST GRANDE. Et il me semblait que chacun(e) en retournait un MERCI à « SON » DIEU. Et là, parfois, dans notre émerveillement de la vie plus forte que nos misères, il y eu partage de foi, sur ce qui nous tient à coeur. Écoute respectueuse.

Évangéliser sans violence : reconnaître, accueillir l’Esprit du Christ qui nous HABITE, qui nous devance, et qui nous donne de GRANDIR ENSEMBLE dans la liberté des cœurs.


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