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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

Burkina Faso : le centre d’accueil pour les enfants de la rue


Un projet piloté par sœur Suzanne YEBOUA

AOÛT 2007

Suzanne n’a pas attendu que toutes les structures d’accueil soient réunies pour commencer à vivre la proximité avec les enfants de la rue à Fada.

Il a suffi qu’elle découvre leur cachette un soir, et qu’elle leur rende visite un autre soir pour que le lien soit noué !

Depuis lors, ces petits se sentent en confiance et rendent régulièrement visite à leur mère Suzy. Amour maternel et filial ! Qui osera en parler ?

Les travaux de réfection des bâtiments vont bon train !

NOVEMBRE 2007

Sœur Suzanne Yeboua et la communauté de Fada N’Gourma (Burkina Faso) accueillent les premiers enfants depuis novembre. La dernière lettre de Suzanne :

« Le projet répond au besoin actuel des réalités de nos familles. Les « enfants de la rue » sont en fait des « enfants en conflits avec la loi » ou des « enfants désocialisés » ou encore des « enfants en détresse ». Nous rencontrons trois types d’enfants en détresse ici à Fada : les « talibés fugueurs », qui fuient la tyrannie de leur maître. Les enfants épris de liberté, qui, fuyant toute autorité parentale ou encore la solitude familiale, se livrent à la rue. Ils se nomment les Bakôrôman. Ce sont les vrais maîtres de la rue qui « gèrent » les autres types d’enfants. La 3e catégorie d’enfants représente ces enfants appelés les « saisonniers ». Ils sont des enfants qui arrivent à Fada dans l’espoir de trouver du travail et qui se retrouvent dans la rue. Ceux-là espèrent repartir au village après un bout de temps avec un vélo, des habits et de l’argent.

Quelque soit le type d’enfant en errance dans la rue, ils ont tous un unique problème : la détresse. C’est donc cette détresse que j’essaie de découvrir en chaque enfant pour apporter l’aide dont il a besoin. Le projet a donc commencé par l’accueil à la communauté de ces enfants. Nous les avons nourris, soignés et mis en confiance. Lorsqu’ils se sont sentis dans un cadre familial, ils ont accepté de faire eux-mêmes la cuisine. C’est avec passion qu’ils ont, à tour de rôle, vaqué à cette tâche. S’il y a des communautés qui ont besoin de cuisiniers, veuillez m’adresser une demande et mes fils se chargeront de signer le contrat !!! Outre la cuisine, ils ont pris l’habitude de s’adonner à un exercice d’hygiène : lessive, douche, nettoyage de leur salle. Signalons que tout ne va pas si facilement. Il a fallu gérer les combats de couteaux, l’affrontement de bandes, les bagarres qui se soldent par de sérieuses blessures. Heureusement que nos sœurs infirmières, Monique et Claire, étaient là. J’ai dû refaire mon CP1 pour que nous nous comprenions car aucun n’est allé à l’école. Heureusement que les sœurs Marie-Colette et Claire sont là pour m’aider dans la traduction en Moré.

Aujourd’hui nous avons pu aménager un local où ils logent, heureux ! Déjà 4 enfants sont en famille, même si la réinsertion, la stabilité se font difficilement ; nous croyons qu’il y a de l’espoir. Un enfant est en apprentissage mécanique… après dix ans dans la rue. Nous respectons la résistance des autres pour l’instant. Jusqu’à ce jour 21 enfants sont passés par nous, pour un plus ou moins long séjour. Comment les recueillons-nous ? C’est suite à des maraudes à des heures tardives dans la nuit que nous les repérons. Les maraudes sont des sorties de nuit dans le cadre de ce travail, dans la ville.

Le projet a été favorablement accueilli par les agents pastoraux du Diocèse et par des personnes généreuses. C’est avec cette entière collaboration que le Roi, Sa Majesté Kumpiendeli, Roi du Yendabili, a reçu le projet. Les autorités administratives également ont approuvé le projet.

Quant au soutien financier avec vous je rends grâce à Dieu et à notre Père Fondateur, Augustin Planque, pour toutes les âmes généreuses qui ne sont pas restées indifférentes à ce projet, des personnes d’Afrique, d’Italie, de France. Que Dieu bénisse votre générosité.

Qui sont nos partenaires de travail ?

C’est d’abord notre communauté de Fada, ensuite les sœurs NDA de la Région du Burkina Faso, l’action sociale de Fada et le SAMU social international section Burkina. Cette dernière institution nous envoie des enfants de Fada, qu’elle recueille à Ouagadougou, stabilise et ensuite favorise le retour en famille. De cette institution, je reçois un apport technique, une formation.

Que Dieu bénisse cette année pastorale. Puissent les grâces reçues en cette année Père Planque renouveler notre zèle pour l’œuvre de Dieu en nos frères et sœurs. Merci à vous tous qui avez soutenu ce projet par la prière.

NDA, nous sommes décidées à faire de toi un paradis pour l’éternité et pour le salut de nos frères et sœurs.

En date du : 15 août 2007


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