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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

Février 2014

Dans notre monde bouleversé, des personnes se lèvent pour dire que l’Espérance n’est pas morte et que chacun a quelque chose à faire ou à dire pour que notre monde devienne fraternité...

Ce qui suit est une grande partie de l’éditorial paru dans le journal "Ouest-France" du 4 janvier 2014 écrit par Monsieur François Régis Hutin que nous remercions de nous avoir permis d’en reproduire des extraits.

"Ils sont deux veilleurs. Ils contemplent les hommes répandus en foule sur toute la terre. Ils connaissent les conflits qui les opposent, les avidités qui les animent. Ils savent aussi leurs peurs, leurs souffrances, leurs aspirations à la paix. À cette cohorte qui avance hésitante vers un avenir toujours incertain, ils lancent leurs appels avec une autorité pleine de sollicitude. L’un s’appelle Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, il parcourt la planète pour expliquer, rapprocher, organiser, apaiser... L’autre s’appelle François, du nom d’un rebelle qui s’entêta pour épouser la pauvreté et devint ainsi un petit pauvre, le poverello, qui vivait dans la lumière d’Assise. Ban Ki-moon et François ont adressé leurs voeux en des termes proches (1).

Ban Ki-moon : « Nous nourrissons les affamés. Nous avons la capacité de mettre fin à l’extrême pauvreté. »

François : « Il faut faire cesser le scandale de la faim ! La production est suffisante pour y parvenir. »

Ban Ki-moon : « Nous exerçons des pressions pour un monde exempt d’armes nucléaires. »

François : « Non à la prolifération des armes, oui au désarmement de tous en commençant par les armes nucléaires. »

Ban Ki-moon : « Il faut parvenir à un changement climatique. »

François : « Nous devons considérer la nature comme un don gratuit dont il faut prendre soin. Nous devons renoncer à la mentalité du déchet qui conduit au mépris, à l’abandon des plus faibles jugés inutiles. »

Ban Ki-moon : « La technologie a mondialisé les communications. Nous devons mondialiser la compassion et la citoyenneté. Dans un monde plus connecté, nous devons être plus unis. Notre avenir c’est la coopération, toujours plus profonde et plus large. C’est la logique globale de notre temps. »

François : « Il nous faut œuvrer ensemble pour édifier l’avenir commun de l’humanité. La mondialisation nous rend proches mais ne nous rend pas encore frères. Il faut une conversion des cœurs pour reconnaître dans l’autre un frère dont il faut prendre soin. »

Ainsi une organisation religieuse, l’Église, et une organisation civile, L’ONU, conjuguent leurs efforts pour œuvrer au bien de l’humanité. Avons-nous déjà connu un tel type d’actions communes dans le passé ? Avons-nous déjà vu une sorte de porte-parole de l’humanité fixer des buts à l’ensemble des nations comme ces Objectifs du Millénaire que nous devrions avoir atteints en 2015 : réduire la pauvreté et la mortalité infantile, donner à tous l’éducation primaire, promouvoir l’égalité des sexes, préserver l’environnement, lutter contre le paludisme et le sida, s’engager dans le développement… "

Et Monsieur Hutin de conclure son éditorial :

"Ces attitudes et ces appels, s’ils étaient entendus, devraient nous faire progresser vers l’unification de l’humanité dans sa diversité, vers une mondialisation qu’il faut transformer en fraternisation."

(1) Ban Ki-moon aux jeunes de Taizé, lors des rencontres de Strasbourg ; François, Message du Jour de l’an.

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