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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

Vivre la solidarité

« Le bonheur c’est être aimé – être aimé de Dieu et de ses frères. Le bonheur c’est aimer – aimer Dieu et ses frères. » (Mgr DESCUBES )


Sommaire :
-À Sainte Foy-lès-Lyon
-Vivre la solidarité en maison de retraite à Capbreton
-À Haute-Goulaine, solidaires ? Nous le sommes !
-Où vivons-nous la solidarité à Colmar ?
-À Pommiers, le service de la philatélie
-À Hautmont
-La solidarité vécue dans le service des paroisses de Migennes
-La communauté d’Erquy
-À Sainte Foy-lès-Lyon
-Vivre la solidarité en maison de retraite à Capbreton
-À Haute-Goulaine, solidaires ? Nous le sommes !
-Où vivons-nous la solidarité à Colmar ?
-À Pommiers, le service de la philatélie
-À Hautmont
-La solidarité vécue dans le service des paroisses de Migennes
-La communauté d’Erquy
-À Sainte Foy-lès-Lyon
-Vivre la solidarité en maison de retraite à Capbreton
-À Haute-Goulaine, solidaires ? Nous le sommes !
-Où vivons-nous la solidarité à Colmar ?
-À Pommiers, le service de la philatélie
-À Hautmont
-La solidarité vécue dans le service des paroisses de Migennes
-La communauté d’Erquy

Des sœurs et des communautés NDA de France nous offrent ici ces témoignages variés, reflétant la diversité de nos engagements, et il y aurait encore beaucoup d’autres choses à dire ! Maisons de Retraite, petites communautés, chacune se veut solidaire …
Solidarité avec le quartier, la Paroisse, les laissés - pour compte de nos villes, l’Afrique et bien sûr solidarité vécue entre nous, à l’intérieur de nos communautés
Rendons grâce pour la vie et la générosité des Communautés de la Province

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À Sainte Foy-lès-Lyon

Danièle Billottet
Quand j’ai lu le thème "SOLIDARITE", est venue en moi l’expression "Au commencement EST LA RELATION ". La solidarité est l’expression au quotidien de cette conviction et lui donne corps.
Dans mon cheminement humain et spirituel, il est évident que je bénéficie de la solidarité humaine. Prendre conscience de cette interdépendance "naturelle" est déjà une forme de responsabilité. Je ne fais pas n’importe quoi de ce dont je suis bénéficiaire (système prévention sociale, service public ….)
Reconnaissance de toute cette solidarité vécue en Algérie. J’ai grandi par la relation avec des personnes d’une autre culture, empruntant un autre chemin spirituel que le mien.
Relation en Eglise d’Algérie, Eglise continuellement en éveil, en tenue de "veilleur", de service.

De ces solidarités là, je garde la dette fraternelle de la relation. Dette vécue aujourd’hui par les liens qui se maintiennent, pour tenir ensemble le cap-espérance.
Quand des appels d’urgence sanitaire, médicale me sont lancés, je suis souvent impuissante à répondre à de telles demandes. Si cela est possible, je sollicite des personnes à qui j’expose telle ou telle situation, et si elles le peuvent, et le veulent, elles s’engagent. A ce niveau, je deviens donc un "maillon solidaire".
La solidarité s’exprime encore par cette exigence voulue de garder des liens selon les possibilités du moment. Nous cheminons ensemble. Notre humanité est solidaire, pour continuer la route ensemble, et nous fortifier les uns les autres. Nous avons traversé ensemble des moments de violence qui ont tissé des liens indélébiles, signes de fraternité, dans la richesse de nos différences.

Le thème que nous avons choisi cette année, en communauté, me va "bien".

"Susciter l’espérance….. Restaurer le goût de l’avenir.. …victoire sans cesse remportée sur les forces de mort et de dispersion… …se mettre au service de tout ce qui arrache les hommes à leur pesanteur… … apprendre à tenir parole dans la durée de l’engagement…"  [1]

Autant d’expressions qui sont des repères pour vérifier notre solidarité humaine :
Solidarité en Adam,
Solidarité en Christ, en Eglise, en communauté.

Voici un an et demi que je suis revenue en France pour un service NDA et je découvre déjà cette réalité NDA, corps NDA France, avec lequel j’ai à apprendre à être plus solidaire qu’avant. Chaque membre a sa part pour les autres, et l’ensemble du groupe, et par le service. Par le temps vécu autour du centenaire, cette année, la solidarité "NDA internationale" a été mieux ressentie. (une interdépendance qui nous unit)

Au quotidien, ma solidarité en France est vue surtout en ce moment comme un enracinement à vouloir, à préparer, en laissant se créer des liens au fur et à mesure des rencontres. (bus-rue-conférences-réunions….)
La solidarité me renvoie à cette réalité profonde, à cette relation que Dieu entretient avec chacun (e).
Mes solidarités humaines sont nourries par cette conviction de Dieu qui en Christ s’est fait totalement solidaire de nous.
"Il a pris notre humanité pour nous unir à sa divinité".
Et cela est pour tous, … pas pour quelques privilégiés. _ Donc le compagnonnage humain est solidarité ou il n’est pas.
Quant à des actes solidaires, cela est fonction de telles ou telles situations appelantes.

Depuis que je suis à Sainte-Foy, je n’ai pas encore investi dans un groupe qui pourrait devenir lieu pour vivre ma solidarité. Le lieu géographique, isolé d’un milieu relationnel naturel, ne me facilite pas les connaissances…..

Mais j’apprécie beaucoup ce chant :

"Dieu nous a tous appelés…..
Chacun de nous est un membre de ce corps…
Chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier…."

Jeanne Lévêque. Solidarité avec l’Afrique
La venue de nos Sœurs N.D.A. en France pour l’Année Père Planque, les échanges et partages que nous avons pu avoir avec elles, les différentes revues NDA, nous ont bien sensibilisées à ce qu’elles vivent en Afrique et nous ont motivées pour leur apporter une aide, si modeste soit-elle. A travers le service des malades, le Seigneur permet de belles rencontres ! Et voici comment nous sommes embarquées dans une belle aventure. !

La rencontre d’un chirurgien orthopédique ayant opéré quelques sœurs NDA, l’intérêt qu’il porte aux plus démunis, sa foi qui le classe comme « très catho » dans son milieu médical, tout cela m’avait émerveillée et interpelée. Ce fut pour moi une grâce de réfléchir, d’entreprendre et de poursuivre avec ce docteur, sa femme et même ses enfants, une aide à quelques-unes de nos missions en Afrique.
Au point de départ, voici trois ans, le Docteur voulait répondre à certaines demandes des sœurs infirmières en Afrique qui manquaient de médicaments pour des cas difficiles, et de matériel médical. Toute la famille s’est impliquée dans une aide à la prise en charge du centre de santé de Chagoua au Tchad : achat et envoi de médicaments via une centrale humanitaire – envoi de compresses et de matériel à usage unique, neuf, récupéré auprès des laboratoires. Pour Adzopé – Gagnoa – Ferké… achat de médicaments spécifiques, demandés par nos sœurs.

Après trois ans d’investissement, de nouveaux projets se sont avérés prioritaires en NDA. Les sœurs concernées ont contacté cette famille lors de leur passage à Sainte-Foy en 2007. Très intéressé, le docteur prend en charge particulièrement le projet « Béthanie » à Fada N’Gourma, pour la finalisation de la structure de soins aux patients du virus HIV (sida). Son épouse s’investit dans le projet pour l’hébergement et l’insertion professionnelle des « enfants de la rue » à Fada N’Gourma. Elle sensibilise ses amies. Leurs enfants, quatre garçons âgés de 6 à 17 ans, sont partie prenante.
Devant cette engagement généreux, je disais : « Allez doucement docteur ! Vous avez aussi votre famille, la scolarité des enfants à assumer… ». Il m’a répondu : « Ma sœur, quand je vais arriver devant Dieu, il ne va pas me demander si j’ai du « fric », Il va me demander « Qu’est-ce que tu as fait pour les autres ? » Quel témoignage !

Ces projets nécessitent l’investissement de beaucoup d’autres bonnes volontés. Une réunion-rencontre des personnes intéressées a eu lieu le 6 décembre 2007 à la communauté de Sainte Foy. Des tracts invitations avaient été lancés et plusieurs habitants de notre quartier y ont répondu.
Le souci pour les plus démunis, le dynamisme de cette famille à l’origine de ces actions nous émerveillent et nous stimulent. Portons ces personnes et ces projets dans la prière pour que nous soyons fidèles à l’Esprit qui nous interpelle.
« Ne brisez pas l’élan de votre générosité. Laissez jaillir l’Esprit ! »

Jacqueline Rollet. Au Foyer Notre-Dame des Sans-Abris à Lyon (F.N.D.d.S.A.)
Accueillir, loger, accompagner, insérer, telle est la mission des F.N.D.d. S.A.Le foyer essaie de s’adapter aux nouveaux visages de l’exclusion par la mise en place et le fonctionnement de structures d’accueil, et d’hébergement, d’accompagnement et d’insertion :
-   Accueil de jour, dernier rempart pour qui est à la rue, mais aussi moyen de prévention.
-   Accueil de nuit inconditionnel pour ne laisser personne dormir dans la rue.
-   Hébergement d’insertion afin de garantir les bases d’une insertion durable.
-   Ateliers d’insertion pour réactiver le savoir faire.
-   Structures adaptées pour les personnes les plus dégradées.

« Il n’est qu’un luxe véritable et c’est celui des relations humaines ». A. de Saint-Exupéry.

Mission, que pour une part bien petite, j’ai la chance de partager dans le service des « lits de repos ». Il y en a quatorze, où les passagers plus fatigués peuvent se reposer dans une chambre à deux lits. Nous ne faisons pas grand-chose, simplement nous sommes avec eux, à l’écoute de ce qu’ils disent. Présence amicale, gratuite.

Donner un peu de mon temps. Recevoir aussi ce qu’ils me disent sur la vie, la société. Leur parole bouscule parfois mais nous apprend beaucoup sur ce qui fait la grandeur d’une vie d’homme et sur ses fragilités.

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Vivre la solidarité en maison de retraite à Capbreton

Soeur Henriette-Marie Armand
En maison de retraite on peut trouver beaucoup d’occasions de poser des actes de solidarité. Plusieurs personnes ne peuvent plus marcher et ont besoin d’aide pour pousser leur fauteuil. À nous d’avoir l’oeil ouvert pour ne pas laisser attendre une bonne volonté. Pour celles qui n’entendent pas, il faut une bouche pour répéter ce qu’elles n’ont pas compris. Celles dont les bras ou les mains ne fonctionnent plus normalement sont heureuses de trouver quelqu’un pour les aider à enfiler une veste, une chaussure tombée, ou mieux pour les aider à couper la viande dans leur assiette. Quelle aide précieuse aussi de trouver une couturière pour recoudre un bouton ou faire un ourlet !

Solidarité aussi avec les malades en les visitant, en leur écrivant ou en leur téléphonant. La moindre attention fait sortir l’autre de son isolement et lui rappelle qu’il est solidaire de l’ensemble.

Parmi les prisonniers auxquels j’écris régulièrement je découvre des gestes de solidarité tel celui de ce prisonnier, assez instruit, qui donne des leçons d’allemand à l’un de ses codétenus.

Je pense que la solidarité peut exister pour chacun où qu’il soit. Celui qui aime est capable de grandes choses.

Marie-Thérèse Revel. Voici comment je conçois la solidarité
Mon champ d’action est limité, alors je visite des personnes âgées qui ne peuvent se déplacer, des personnes seules, isolées.J’essaie de leur apporter : une aide matérielle, manuelle, une aide morale : amitié, écoute....

Pour moi, partager la joie de vivre, la joie de croire en Dieu, c’est ce que j’ai choisi pendant mes années de retraite ici à Capbreton.
Pas de choses matérielles, mais plutôt de l’amitié, de l’écoute, de l’intérêt manifesté au cours de mes visites aux personnes âgées, seules chez elles.
Quel plaisir elles ont à raconter ce qui les touche, ce qu’elles ont vécu en sachant qu’on les écoute !
Souvent je connais la fin de l’histoire qu’une telle me raconte car combien de fois l’ai-je déjà entendue ! Peu importe, j’écoute. Le meilleur moment est le partage de la Parole de Dieu suivie de la communion. En ce moment, plusieurs personnes se posent des questions au sujet de la vie et de la mort. L’Eglise permet-elle l’incinération ? etc. J’essaie de répondre de mon mieux.
Toutes attendent cette rencontre hebdomadaire et sont très reconnaissantes. Et je suis heureuse d’avoir pu communiquer la joie de vivre, la joie de partager un instant ensemble.

Julienne Eveillard
En solidarité avec ceux et celles qui, dans tous les pays du monde, souffrent de tortures et traitements inhumains, en particulier ceux et celles qui attendent une exécution imminente, la communauté de Capbreton, depuis trois ans, intègre dans sa prière des Vêpres, chaque premier mardi du mois, les intentions de l’ACAT. Nous prenons connaissance du Journal Courrier de l’ACAT ainsi que des appels urgents adressés chaque mois. Dans la mesure de nos possibilités, nous répondons à ces appels.

Christiane Cadeville
La plus grande organisation caritative de France est née pendant la seconde guerre mondiale dans l’esprit du Père Jean Rodhain. Cet homme, hors du commun, a développé des trésors d’ingéniosité afin d’aider les prisonniers des camps nazis. Un fois la paix revenue, il a voulu mettre son expérience au profit des plus démunis et en 1946 naît le Secours Catholique. Son but : apporter partout "tout secours et toute aide", construire une société juste et fraternelle.

Aujourd’hui en France 1 600 000 personnes sont considérées comme étant en situation de précarité. Face à ces situations le Secours Catholique de Capbreton est actif.
-  Accueil, écoute et suivi des personnes.
-  Aide au logement pour des familles sans domicile ou hébergées de façon précaire.
-  Soutien scolaire.
-  Création d’une boutique de vêtements.
-  Atelier couture, tricot, poterie favorisant les rencontres.
-  Accompagnement, soutien personnalisé.
-  Accueil de familles modestes dans la caravane et dans deux logements sociaux
-  Goûter et remise de jouets aux enfants pour Noël.

Quel est mon rôle au secours Catholique ? Depuis l’an 2000, je fais partie du "suivi". Le lien entre toute l’équipe est important tout en respectant une grande discrétion. Je visite :
-  Des personnes à domicile, dans une maison de retraite et un foyer logement, pour apporter un soutien moral, une présence, une écoute aux personnes seules, âgées, handicapées, démunies.
-  Des familles en difficulté, souvent des femmes seules avec enfants, devant tout assumer après un divorce. Cheminer avec elles, apporter secours, aide affective et matérielle avec respect. Etre disponible, redonner confiance.
Echanger discrètement avec la responsable sur leurs besoins concernant :
-  les visites médicales,
-  les services sociaux, administratifs
-  la prise en charge psycho sociale
-  l’orientation vers les restos du cœur,
-  le du CCAS pour joindre une assistante sociale.

J’essaie de témoigner discrètement de l’amour de Dieu. Chaque semaine, je distribue la feuille paroissiale contenant les lectures du dimanche. Parfois nous échangeons sur l’épître ou l’évangile.

Ma prière accompagne toutes ces familles, ces personnes rencontrées. Aujourd’hui par exemple je lisais le Psaume 24. Un beau témoignage de supplication, mais aussi d’espérance et de confiance en Dieu.

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À Haute-Goulaine, solidaires ? Nous le sommes !

D’abord parce que NDA…
Ensuite parce que les années nous invitent à une aide mutuelle urgente et « locale » pour atténuer le poids des infirmités des unes et des autres.
Il y a celles qui font la lecture aux malvoyantes, celles qui prient l’Office à une sœur alitée, celles qui poussent un fauteuil afin qu’une sœur ne soit pas en « poste restant » dans un lieu de la maison, celles qui donnent leur bras pour un petit tour ou un retour dans la chambre… et bien d’autres aides mutuelles. Notre premier prochain, ce sont nos sœurs.

Le temps de nous investir à l’extérieur est révolu, mais voici un petit inventaire de nos modestes solidarités locales.

-  Radio Fidélité, notre radio chrétienne régionale de proximité, écoutée 24h sur 24 par nos sœurs, est en graves difficultés et risque de fermer. Pour répondre à l’appel des responsables, chacune de nous a mis la main à la poche pour trouver une pièce restante du petit argent de poche mensuel.

-  A Haute Goulaine, une association prépare des containers pour l’Europe de l’Est. Nos tricoteuses et crocheteuses fournissent chaque mois plusieurs couvertures et vêtements d’enfants. Pour alimenter la collecte.

-  Nous construisons des écoles au Sénégal ! OUI ! Nos papiers soigneusement conservés : journaux, revues, réclames, livres, sont acheminés vers une association de récupération dont le bénéfice est affecté à l’Afrique…

-  Notre réputation de priantes est faite dans la région… Cela nous amène à prendre en charge, dans la prière, des malades, des prisonniers, des couples, des jeunes, des intentions que nous confient les personnes partageant nos Eucharisties, le personnel de la maison, nos relations ou même des inconnus.

-  Et enfin nous vibrons chaque fois aux appels de l’ACAT, d’Amnesty international ou autres. Et nous signons, signons, signons pétitions et protestations sans regret.

-  Pour terminer… faut-il appeler cela « solidarité » ? Quelques-unes d’entre nous ont participé, pendant la « Semaine bleue », à une rencontre personnes âgées - enfants pour une dictée commune intergénérations. Solidarité avec les autres personnes âgées de la commune et avec la mairie qui cherche à donner vie au Bourg.

Une solidarité de joie et d’amitié… cela compte aussi !

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Où vivons-nous la solidarité à Colmar ?

-  En premier lieu : la prière.
Les intentions sont variées, depuis celles proposées par les OPM pour les diocèses en difficulté, jusqu’à celles de tous les membres de notre Institut. Sans oublier celles de l’actualité quotidienne, celles de nos familles, celles du personnel qui nous entoure et celles confiées dans le courrier que nous partageons.

-  En second lieu : les geste, les petits services des membres de la communauté.
Cela se vit dans nos oboles au temps de l’Avent et du Carême pour différents organismes, dans la collecte des petites pièces jaunes, dans l’accueil des gens du quartier à nos célébrations eucharistiques, dans le service du dépôt d’hosties. Une sœur participe à la catéchèse des enfants, une autre visite régulièrement un jeune homme de 23 ans, handicapé moteur.

-  En troisième lieu : entre nous en communauté.
Une multitude de gestes d’entraide se réalisent au cours des journées auprès de celles qui souffrent de quelque handicap dû à l’âge ou à la maladie. C’est ainsi que les unes se chargent des petits achats de celles qui ne peuvent plus sortir, que les autres lisent à haute voix certains articles de journaux, les informations de l’institut, des revues ou même quelques livres pour les plus malvoyantes. De même elles peuvent prier l’office avec elles quand il n’est pas chanté en commun.

-  En quatrième lieu : nous profitons de la solidarité des autres.
Dans notre maison de retraite, les employées nous accompagnent pour des sorties. Elles participent à nos fêtes. Une dame bénévole vient régulièrement donner un coup de main.
Nous recevons aussi une aide financière du département du Haut Rhin pour le fonctionnement de la maison, et des dons nous arrivent par nos relations, nos amis.

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À Pommiers, le service de la philatélie

Renée Leger
Un moyen de vivre la solidarité auquel on ne penserait peut-être pas !
Il me permet de connaître beaucoup de personnes par des échanges de courrier. Sachant que je suis une sœur NDA, on me partage joies et peines et on me formule beaucoup de demande de prières.
Et aussi dans le club des Seniors de Pommiers : « LOISIRS ET AMITIÉ », les rencontres que je vis me permettent d’écouter les personnes et de porter leurs intentions dans ma prière.

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À Hautmont

Françoise Kowalczyk
-  Dans « le groupe de la fraternité »
Nous confectionnons des couvertures que nous offrons au cours de la messe de Noël au Secours Catholique et à la Croix Rouge.
-  Dans notre équipe de prière du Rosaire :
L’an dernier nous avons regroupé la somme de 130 € pour l’envoyer aux « Petits Jésus – poliomyélitiques » du Père Caselin au Bukavu (Rwanda).

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La solidarité vécue dans le service des paroisses de Migennes

Avec nos moyens et nos limites, nous essayons de vivre dans une pastorale de proximité en lien avec notre idéal missionnaire. C’est ainsi que nous sommes en relation avec tous les groupes existants sur Migennes : Resto du cœur, Secours Populaire, Croix Rouge, Jardins solidaires…
Par la pastorale des migrants nous nous investissons dans l’aide aux mères célibataires ou auprès des étrangers en recherche de travail.
Nous participons aux groupes du CCFD, et nous restons attentives pour signer les appels de l’ACAT.

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La communauté d’Erquy

« Dieu nous aime, il nous fait le don d’aimer à notre tour ». C’est bien ainsi que nous vivons notre apostolat par :

De multiples petits services paroissiaux :
Préparation de l’Eglise pour les mariages, baptêmes, sépultures ; participation à l’entretien des locaux.
Permanences d’accueil à la Paroisse, visites aux personnes âgées, seules, malades,
-  Implications dans différentes associations : Secours Catholique, mais aussi participation à différents clubs de la commune, etc.

Voilà ce qui fait le quotidien de notre partage - parfois de petits « riens », nous semble-t-il, avec les gens de qui nous sommes très proches et qui se confient volontiers à nous.

Des sœurs et des communautés NDA de France nous offrent ici ces témoignages variés, reflétant la diversité de nos engagements, et il y aurait encore beaucoup d’autres choses à dire ! Maisons de Retraite, petites communautés, chacune se veut solidaire …
Solidarité avec le quartier, la Paroisse, les laissés - pour compte de nos villes, l’Afrique et bien sûr solidarité vécue entre nous, à l’intérieur de nos communautés
Rendons grâce pour la vie et la générosité des Communautés de la Province

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À Sainte Foy-lès-Lyon

Danièle Billottet
Quand j’ai lu le thème "SOLIDARITE", est venue en moi l’expression "Au commencement EST LA RELATION ". La solidarité est l’expression au quotidien de cette conviction et lui donne corps.
Dans mon cheminement humain et spirituel, il est évident que je bénéficie de la solidarité humaine. Prendre conscience de cette interdépendance "naturelle" est déjà une forme de responsabilité. Je ne fais pas n’importe quoi de ce dont je suis bénéficiaire (système prévention sociale, service public ….)
Reconnaissance de toute cette solidarité vécue en Algérie. J’ai grandi par la relation avec des personnes d’une autre culture, empruntant un autre chemin spirituel que le mien.
Relation en Eglise d’Algérie, Eglise continuellement en éveil, en tenue de "veilleur", de service.

De ces solidarités là, je garde la dette fraternelle de la relation. Dette vécue aujourd’hui par les liens qui se maintiennent, pour tenir ensemble le cap-espérance.
Quand des appels d’urgence sanitaire, médicale me sont lancés, je suis souvent impuissante à répondre à de telles demandes. Si cela est possible, je sollicite des personnes à qui j’expose telle ou telle situation, et si elles le peuvent, et le veulent, elles s’engagent. A ce niveau, je deviens donc un "maillon solidaire".
La solidarité s’exprime encore par cette exigence voulue de garder des liens selon les possibilités du moment. Nous cheminons ensemble. Notre humanité est solidaire, pour continuer la route ensemble, et nous fortifier les uns les autres. Nous avons traversé ensemble des moments de violence qui ont tissé des liens indélébiles, signes de fraternité, dans la richesse de nos différences.

Le thème que nous avons choisi cette année, en communauté, me va "bien".

"Susciter l’espérance….. Restaurer le goût de l’avenir.. …victoire sans cesse remportée sur les forces de mort et de dispersion… …se mettre au service de tout ce qui arrache les hommes à leur pesanteur… … apprendre à tenir parole dans la durée de l’engagement…"  [2]

Autant d’expressions qui sont des repères pour vérifier notre solidarité humaine :
Solidarité en Adam,
Solidarité en Christ, en Eglise, en communauté.

Voici un an et demi que je suis revenue en France pour un service NDA et je découvre déjà cette réalité NDA, corps NDA France, avec lequel j’ai à apprendre à être plus solidaire qu’avant. Chaque membre a sa part pour les autres, et l’ensemble du groupe, et par le service. Par le temps vécu autour du centenaire, cette année, la solidarité "NDA internationale" a été mieux ressentie. (une interdépendance qui nous unit)

Au quotidien, ma solidarité en France est vue surtout en ce moment comme un enracinement à vouloir, à préparer, en laissant se créer des liens au fur et à mesure des rencontres. (bus-rue-conférences-réunions….)
La solidarité me renvoie à cette réalité profonde, à cette relation que Dieu entretient avec chacun (e).
Mes solidarités humaines sont nourries par cette conviction de Dieu qui en Christ s’est fait totalement solidaire de nous.
"Il a pris notre humanité pour nous unir à sa divinité".
Et cela est pour tous, … pas pour quelques privilégiés. _ Donc le compagnonnage humain est solidarité ou il n’est pas.
Quant à des actes solidaires, cela est fonction de telles ou telles situations appelantes.

Depuis que je suis à Sainte-Foy, je n’ai pas encore investi dans un groupe qui pourrait devenir lieu pour vivre ma solidarité. Le lieu géographique, isolé d’un milieu relationnel naturel, ne me facilite pas les connaissances…..

Mais j’apprécie beaucoup ce chant :

"Dieu nous a tous appelés…..
Chacun de nous est un membre de ce corps…
Chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier…."

Jeanne Lévêque. Solidarité avec l’Afrique
La venue de nos Sœurs N.D.A. en France pour l’Année Père Planque, les échanges et partages que nous avons pu avoir avec elles, les différentes revues NDA, nous ont bien sensibilisées à ce qu’elles vivent en Afrique et nous ont motivées pour leur apporter une aide, si modeste soit-elle. A travers le service des malades, le Seigneur permet de belles rencontres ! Et voici comment nous sommes embarquées dans une belle aventure. !

La rencontre d’un chirurgien orthopédique ayant opéré quelques sœurs NDA, l’intérêt qu’il porte aux plus démunis, sa foi qui le classe comme « très catho » dans son milieu médical, tout cela m’avait émerveillée et interpelée. Ce fut pour moi une grâce de réfléchir, d’entreprendre et de poursuivre avec ce docteur, sa femme et même ses enfants, une aide à quelques-unes de nos missions en Afrique.
Au point de départ, voici trois ans, le Docteur voulait répondre à certaines demandes des sœurs infirmières en Afrique qui manquaient de médicaments pour des cas difficiles, et de matériel médical. Toute la famille s’est impliquée dans une aide à la prise en charge du centre de santé de Chagoua au Tchad : achat et envoi de médicaments via une centrale humanitaire – envoi de compresses et de matériel à usage unique, neuf, récupéré auprès des laboratoires. Pour Adzopé – Gagnoa – Ferké… achat de médicaments spécifiques, demandés par nos sœurs.

Après trois ans d’investissement, de nouveaux projets se sont avérés prioritaires en NDA. Les sœurs concernées ont contacté cette famille lors de leur passage à Sainte-Foy en 2007. Très intéressé, le docteur prend en charge particulièrement le projet « Béthanie » à Fada N’Gourma, pour la finalisation de la structure de soins aux patients du virus HIV (sida). Son épouse s’investit dans le projet pour l’hébergement et l’insertion professionnelle des « enfants de la rue » à Fada N’Gourma. Elle sensibilise ses amies. Leurs enfants, quatre garçons âgés de 6 à 17 ans, sont partie prenante.
Devant cette engagement généreux, je disais : « Allez doucement docteur ! Vous avez aussi votre famille, la scolarité des enfants à assumer… ». Il m’a répondu : « Ma sœur, quand je vais arriver devant Dieu, il ne va pas me demander si j’ai du « fric », Il va me demander « Qu’est-ce que tu as fait pour les autres ? » Quel témoignage !

Ces projets nécessitent l’investissement de beaucoup d’autres bonnes volontés. Une réunion-rencontre des personnes intéressées a eu lieu le 6 décembre 2007 à la communauté de Sainte Foy. Des tracts invitations avaient été lancés et plusieurs habitants de notre quartier y ont répondu.
Le souci pour les plus démunis, le dynamisme de cette famille à l’origine de ces actions nous émerveillent et nous stimulent. Portons ces personnes et ces projets dans la prière pour que nous soyons fidèles à l’Esprit qui nous interpelle.
« Ne brisez pas l’élan de votre générosité. Laissez jaillir l’Esprit ! »

Jacqueline Rollet. Au Foyer Notre-Dame des Sans-Abris à Lyon (F.N.D.d.S.A.)
Accueillir, loger, accompagner, insérer, telle est la mission des F.N.D.d. S.A.Le foyer essaie de s’adapter aux nouveaux visages de l’exclusion par la mise en place et le fonctionnement de structures d’accueil, et d’hébergement, d’accompagnement et d’insertion :
-   Accueil de jour, dernier rempart pour qui est à la rue, mais aussi moyen de prévention.
-   Accueil de nuit inconditionnel pour ne laisser personne dormir dans la rue.
-   Hébergement d’insertion afin de garantir les bases d’une insertion durable.
-   Ateliers d’insertion pour réactiver le savoir faire.
-   Structures adaptées pour les personnes les plus dégradées.

« Il n’est qu’un luxe véritable et c’est celui des relations humaines ». A. de Saint-Exupéry.

Mission, que pour une part bien petite, j’ai la chance de partager dans le service des « lits de repos ». Il y en a quatorze, où les passagers plus fatigués peuvent se reposer dans une chambre à deux lits. Nous ne faisons pas grand-chose, simplement nous sommes avec eux, à l’écoute de ce qu’ils disent. Présence amicale, gratuite.

Donner un peu de mon temps. Recevoir aussi ce qu’ils me disent sur la vie, la société. Leur parole bouscule parfois mais nous apprend beaucoup sur ce qui fait la grandeur d’une vie d’homme et sur ses fragilités.

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Vivre la solidarité en maison de retraite à Capbreton

Soeur Henriette-Marie Armand
En maison de retraite on peut trouver beaucoup d’occasions de poser des actes de solidarité. Plusieurs personnes ne peuvent plus marcher et ont besoin d’aide pour pousser leur fauteuil. À nous d’avoir l’oeil ouvert pour ne pas laisser attendre une bonne volonté. Pour celles qui n’entendent pas, il faut une bouche pour répéter ce qu’elles n’ont pas compris. Celles dont les bras ou les mains ne fonctionnent plus normalement sont heureuses de trouver quelqu’un pour les aider à enfiler une veste, une chaussure tombée, ou mieux pour les aider à couper la viande dans leur assiette. Quelle aide précieuse aussi de trouver une couturière pour recoudre un bouton ou faire un ourlet !

Solidarité aussi avec les malades en les visitant, en leur écrivant ou en leur téléphonant. La moindre attention fait sortir l’autre de son isolement et lui rappelle qu’il est solidaire de l’ensemble.

Parmi les prisonniers auxquels j’écris régulièrement je découvre des gestes de solidarité tel celui de ce prisonnier, assez instruit, qui donne des leçons d’allemand à l’un de ses codétenus.

Je pense que la solidarité peut exister pour chacun où qu’il soit. Celui qui aime est capable de grandes choses.

Marie-Thérèse Revel. Voici comment je conçois la solidarité
Mon champ d’action est limité, alors je visite des personnes âgées qui ne peuvent se déplacer, des personnes seules, isolées.J’essaie de leur apporter : une aide matérielle, manuelle, une aide morale : amitié, écoute....

Pour moi, partager la joie de vivre, la joie de croire en Dieu, c’est ce que j’ai choisi pendant mes années de retraite ici à Capbreton.
Pas de choses matérielles, mais plutôt de l’amitié, de l’écoute, de l’intérêt manifesté au cours de mes visites aux personnes âgées, seules chez elles.
Quel plaisir elles ont à raconter ce qui les touche, ce qu’elles ont vécu en sachant qu’on les écoute !
Souvent je connais la fin de l’histoire qu’une telle me raconte car combien de fois l’ai-je déjà entendue ! Peu importe, j’écoute. Le meilleur moment est le partage de la Parole de Dieu suivie de la communion. En ce moment, plusieurs personnes se posent des questions au sujet de la vie et de la mort. L’Eglise permet-elle l’incinération ? etc. J’essaie de répondre de mon mieux.
Toutes attendent cette rencontre hebdomadaire et sont très reconnaissantes. Et je suis heureuse d’avoir pu communiquer la joie de vivre, la joie de partager un instant ensemble.

Julienne Eveillard
En solidarité avec ceux et celles qui, dans tous les pays du monde, souffrent de tortures et traitements inhumains, en particulier ceux et celles qui attendent une exécution imminente, la communauté de Capbreton, depuis trois ans, intègre dans sa prière des Vêpres, chaque premier mardi du mois, les intentions de l’ACAT. Nous prenons connaissance du Journal Courrier de l’ACAT ainsi que des appels urgents adressés chaque mois. Dans la mesure de nos possibilités, nous répondons à ces appels.

Christiane Cadeville
La plus grande organisation caritative de France est née pendant la seconde guerre mondiale dans l’esprit du Père Jean Rodhain. Cet homme, hors du commun, a développé des trésors d’ingéniosité afin d’aider les prisonniers des camps nazis. Un fois la paix revenue, il a voulu mettre son expérience au profit des plus démunis et en 1946 naît le Secours Catholique. Son but : apporter partout "tout secours et toute aide", construire une société juste et fraternelle.

Aujourd’hui en France 1 600 000 personnes sont considérées comme étant en situation de précarité. Face à ces situations le Secours Catholique de Capbreton est actif.
-  Accueil, écoute et suivi des personnes.
-  Aide au logement pour des familles sans domicile ou hébergées de façon précaire.
-  Soutien scolaire.
-  Création d’une boutique de vêtements.
-  Atelier couture, tricot, poterie favorisant les rencontres.
-  Accompagnement, soutien personnalisé.
-  Accueil de familles modestes dans la caravane et dans deux logements sociaux
-  Goûter et remise de jouets aux enfants pour Noël.

Quel est mon rôle au secours Catholique ? Depuis l’an 2000, je fais partie du "suivi". Le lien entre toute l’équipe est important tout en respectant une grande discrétion. Je visite :
-  Des personnes à domicile, dans une maison de retraite et un foyer logement, pour apporter un soutien moral, une présence, une écoute aux personnes seules, âgées, handicapées, démunies.
-  Des familles en difficulté, souvent des femmes seules avec enfants, devant tout assumer après un divorce. Cheminer avec elles, apporter secours, aide affective et matérielle avec respect. Etre disponible, redonner confiance.
Echanger discrètement avec la responsable sur leurs besoins concernant :
-  les visites médicales,
-  les services sociaux, administratifs
-  la prise en charge psycho sociale
-  l’orientation vers les restos du cœur,
-  le du CCAS pour joindre une assistante sociale.

J’essaie de témoigner discrètement de l’amour de Dieu. Chaque semaine, je distribue la feuille paroissiale contenant les lectures du dimanche. Parfois nous échangeons sur l’épître ou l’évangile.

Ma prière accompagne toutes ces familles, ces personnes rencontrées. Aujourd’hui par exemple je lisais le Psaume 24. Un beau témoignage de supplication, mais aussi d’espérance et de confiance en Dieu.

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À Haute-Goulaine, solidaires ? Nous le sommes !

D’abord parce que NDA…
Ensuite parce que les années nous invitent à une aide mutuelle urgente et « locale » pour atténuer le poids des infirmités des unes et des autres.
Il y a celles qui font la lecture aux malvoyantes, celles qui prient l’Office à une sœur alitée, celles qui poussent un fauteuil afin qu’une sœur ne soit pas en « poste restant » dans un lieu de la maison, celles qui donnent leur bras pour un petit tour ou un retour dans la chambre… et bien d’autres aides mutuelles. Notre premier prochain, ce sont nos sœurs.

Le temps de nous investir à l’extérieur est révolu, mais voici un petit inventaire de nos modestes solidarités locales.

-  Radio Fidélité, notre radio chrétienne régionale de proximité, écoutée 24h sur 24 par nos sœurs, est en graves difficultés et risque de fermer. Pour répondre à l’appel des responsables, chacune de nous a mis la main à la poche pour trouver une pièce restante du petit argent de poche mensuel.

-  A Haute Goulaine, une association prépare des containers pour l’Europe de l’Est. Nos tricoteuses et crocheteuses fournissent chaque mois plusieurs couvertures et vêtements d’enfants. Pour alimenter la collecte.

-  Nous construisons des écoles au Sénégal ! OUI ! Nos papiers soigneusement conservés : journaux, revues, réclames, livres, sont acheminés vers une association de récupération dont le bénéfice est affecté à l’Afrique…

-  Notre réputation de priantes est faite dans la région… Cela nous amène à prendre en charge, dans la prière, des malades, des prisonniers, des couples, des jeunes, des intentions que nous confient les personnes partageant nos Eucharisties, le personnel de la maison, nos relations ou même des inconnus.

-  Et enfin nous vibrons chaque fois aux appels de l’ACAT, d’Amnesty international ou autres. Et nous signons, signons, signons pétitions et protestations sans regret.

-  Pour terminer… faut-il appeler cela « solidarité » ? Quelques-unes d’entre nous ont participé, pendant la « Semaine bleue », à une rencontre personnes âgées - enfants pour une dictée commune intergénérations. Solidarité avec les autres personnes âgées de la commune et avec la mairie qui cherche à donner vie au Bourg.

Une solidarité de joie et d’amitié… cela compte aussi !

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Où vivons-nous la solidarité à Colmar ?

-  En premier lieu : la prière.
Les intentions sont variées, depuis celles proposées par les OPM pour les diocèses en difficulté, jusqu’à celles de tous les membres de notre Institut. Sans oublier celles de l’actualité quotidienne, celles de nos familles, celles du personnel qui nous entoure et celles confiées dans le courrier que nous partageons.

-  En second lieu : les geste, les petits services des membres de la communauté.
Cela se vit dans nos oboles au temps de l’Avent et du Carême pour différents organismes, dans la collecte des petites pièces jaunes, dans l’accueil des gens du quartier à nos célébrations eucharistiques, dans le service du dépôt d’hosties. Une sœur participe à la catéchèse des enfants, une autre visite régulièrement un jeune homme de 23 ans, handicapé moteur.

-  En troisième lieu : entre nous en communauté.
Une multitude de gestes d’entraide se réalisent au cours des journées auprès de celles qui souffrent de quelque handicap dû à l’âge ou à la maladie. C’est ainsi que les unes se chargent des petits achats de celles qui ne peuvent plus sortir, que les autres lisent à haute voix certains articles de journaux, les informations de l’institut, des revues ou même quelques livres pour les plus malvoyantes. De même elles peuvent prier l’office avec elles quand il n’est pas chanté en commun.

-  En quatrième lieu : nous profitons de la solidarité des autres.
Dans notre maison de retraite, les employées nous accompagnent pour des sorties. Elles participent à nos fêtes. Une dame bénévole vient régulièrement donner un coup de main.
Nous recevons aussi une aide financière du département du Haut Rhin pour le fonctionnement de la maison, et des dons nous arrivent par nos relations, nos amis.

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À Pommiers, le service de la philatélie

Renée Leger
Un moyen de vivre la solidarité auquel on ne penserait peut-être pas !
Il me permet de connaître beaucoup de personnes par des échanges de courrier. Sachant que je suis une sœur NDA, on me partage joies et peines et on me formule beaucoup de demande de prières.
Et aussi dans le club des Seniors de Pommiers : « LOISIRS ET AMITIÉ », les rencontres que je vis me permettent d’écouter les personnes et de porter leurs intentions dans ma prière.

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À Hautmont

Françoise Kowalczyk
-  Dans « le groupe de la fraternité »
Nous confectionnons des couvertures que nous offrons au cours de la messe de Noël au Secours Catholique et à la Croix Rouge.
-  Dans notre équipe de prière du Rosaire :
L’an dernier nous avons regroupé la somme de 130 € pour l’envoyer aux « Petits Jésus – poliomyélitiques » du Père Caselin au Bukavu (Rwanda).

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La solidarité vécue dans le service des paroisses de Migennes

Avec nos moyens et nos limites, nous essayons de vivre dans une pastorale de proximité en lien avec notre idéal missionnaire. C’est ainsi que nous sommes en relation avec tous les groupes existants sur Migennes : Resto du cœur, Secours Populaire, Croix Rouge, Jardins solidaires…
Par la pastorale des migrants nous nous investissons dans l’aide aux mères célibataires ou auprès des étrangers en recherche de travail.
Nous participons aux groupes du CCFD, et nous restons attentives pour signer les appels de l’ACAT.

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La communauté d’Erquy

« Dieu nous aime, il nous fait le don d’aimer à notre tour ». C’est bien ainsi que nous vivons notre apostolat par :

De multiples petits services paroissiaux :
Préparation de l’Eglise pour les mariages, baptêmes, sépultures ; participation à l’entretien des locaux.
Permanences d’accueil à la Paroisse, visites aux personnes âgées, seules, malades,
-  Implications dans différentes associations : Secours Catholique, mais aussi participation à différents clubs de la commune, etc.

Voilà ce qui fait le quotidien de notre partage - parfois de petits « riens », nous semble-t-il, avec les gens de qui nous sommes très proches et qui se confient volontiers à nous.

Des sœurs et des communautés NDA de France nous offrent ici ces témoignages variés, reflétant la diversité de nos engagements, et il y aurait encore beaucoup d’autres choses à dire ! Maisons de Retraite, petites communautés, chacune se veut solidaire …
Solidarité avec le quartier, la Paroisse, les laissés - pour compte de nos villes, l’Afrique et bien sûr solidarité vécue entre nous, à l’intérieur de nos communautés
Rendons grâce pour la vie et la générosité des Communautés de la Province

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À Sainte Foy-lès-Lyon

Danièle Billottet
Quand j’ai lu le thème "SOLIDARITE", est venue en moi l’expression "Au commencement EST LA RELATION ". La solidarité est l’expression au quotidien de cette conviction et lui donne corps.
Dans mon cheminement humain et spirituel, il est évident que je bénéficie de la solidarité humaine. Prendre conscience de cette interdépendance "naturelle" est déjà une forme de responsabilité. Je ne fais pas n’importe quoi de ce dont je suis bénéficiaire (système prévention sociale, service public ….)
Reconnaissance de toute cette solidarité vécue en Algérie. J’ai grandi par la relation avec des personnes d’une autre culture, empruntant un autre chemin spirituel que le mien.
Relation en Eglise d’Algérie, Eglise continuellement en éveil, en tenue de "veilleur", de service.

De ces solidarités là, je garde la dette fraternelle de la relation. Dette vécue aujourd’hui par les liens qui se maintiennent, pour tenir ensemble le cap-espérance.
Quand des appels d’urgence sanitaire, médicale me sont lancés, je suis souvent impuissante à répondre à de telles demandes. Si cela est possible, je sollicite des personnes à qui j’expose telle ou telle situation, et si elles le peuvent, et le veulent, elles s’engagent. A ce niveau, je deviens donc un "maillon solidaire".
La solidarité s’exprime encore par cette exigence voulue de garder des liens selon les possibilités du moment. Nous cheminons ensemble. Notre humanité est solidaire, pour continuer la route ensemble, et nous fortifier les uns les autres. Nous avons traversé ensemble des moments de violence qui ont tissé des liens indélébiles, signes de fraternité, dans la richesse de nos différences.

Le thème que nous avons choisi cette année, en communauté, me va "bien".

"Susciter l’espérance….. Restaurer le goût de l’avenir.. …victoire sans cesse remportée sur les forces de mort et de dispersion… …se mettre au service de tout ce qui arrache les hommes à leur pesanteur… … apprendre à tenir parole dans la durée de l’engagement…"  [3]

Autant d’expressions qui sont des repères pour vérifier notre solidarité humaine :
Solidarité en Adam,
Solidarité en Christ, en Eglise, en communauté.

Voici un an et demi que je suis revenue en France pour un service NDA et je découvre déjà cette réalité NDA, corps NDA France, avec lequel j’ai à apprendre à être plus solidaire qu’avant. Chaque membre a sa part pour les autres, et l’ensemble du groupe, et par le service. Par le temps vécu autour du centenaire, cette année, la solidarité "NDA internationale" a été mieux ressentie. (une interdépendance qui nous unit)

Au quotidien, ma solidarité en France est vue surtout en ce moment comme un enracinement à vouloir, à préparer, en laissant se créer des liens au fur et à mesure des rencontres. (bus-rue-conférences-réunions….)
La solidarité me renvoie à cette réalité profonde, à cette relation que Dieu entretient avec chacun (e).
Mes solidarités humaines sont nourries par cette conviction de Dieu qui en Christ s’est fait totalement solidaire de nous.
"Il a pris notre humanité pour nous unir à sa divinité".
Et cela est pour tous, … pas pour quelques privilégiés. _ Donc le compagnonnage humain est solidarité ou il n’est pas.
Quant à des actes solidaires, cela est fonction de telles ou telles situations appelantes.

Depuis que je suis à Sainte-Foy, je n’ai pas encore investi dans un groupe qui pourrait devenir lieu pour vivre ma solidarité. Le lieu géographique, isolé d’un milieu relationnel naturel, ne me facilite pas les connaissances…..

Mais j’apprécie beaucoup ce chant :

"Dieu nous a tous appelés…..
Chacun de nous est un membre de ce corps…
Chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier…."

Jeanne Lévêque. Solidarité avec l’Afrique
La venue de nos Sœurs N.D.A. en France pour l’Année Père Planque, les échanges et partages que nous avons pu avoir avec elles, les différentes revues NDA, nous ont bien sensibilisées à ce qu’elles vivent en Afrique et nous ont motivées pour leur apporter une aide, si modeste soit-elle. A travers le service des malades, le Seigneur permet de belles rencontres ! Et voici comment nous sommes embarquées dans une belle aventure. !

La rencontre d’un chirurgien orthopédique ayant opéré quelques sœurs NDA, l’intérêt qu’il porte aux plus démunis, sa foi qui le classe comme « très catho » dans son milieu médical, tout cela m’avait émerveillée et interpelée. Ce fut pour moi une grâce de réfléchir, d’entreprendre et de poursuivre avec ce docteur, sa femme et même ses enfants, une aide à quelques-unes de nos missions en Afrique.
Au point de départ, voici trois ans, le Docteur voulait répondre à certaines demandes des sœurs infirmières en Afrique qui manquaient de médicaments pour des cas difficiles, et de matériel médical. Toute la famille s’est impliquée dans une aide à la prise en charge du centre de santé de Chagoua au Tchad : achat et envoi de médicaments via une centrale humanitaire – envoi de compresses et de matériel à usage unique, neuf, récupéré auprès des laboratoires. Pour Adzopé – Gagnoa – Ferké… achat de médicaments spécifiques, demandés par nos sœurs.

Après trois ans d’investissement, de nouveaux projets se sont avérés prioritaires en NDA. Les sœurs concernées ont contacté cette famille lors de leur passage à Sainte-Foy en 2007. Très intéressé, le docteur prend en charge particulièrement le projet « Béthanie » à Fada N’Gourma, pour la finalisation de la structure de soins aux patients du virus HIV (sida). Son épouse s’investit dans le projet pour l’hébergement et l’insertion professionnelle des « enfants de la rue » à Fada N’Gourma. Elle sensibilise ses amies. Leurs enfants, quatre garçons âgés de 6 à 17 ans, sont partie prenante.
Devant cette engagement généreux, je disais : « Allez doucement docteur ! Vous avez aussi votre famille, la scolarité des enfants à assumer… ». Il m’a répondu : « Ma sœur, quand je vais arriver devant Dieu, il ne va pas me demander si j’ai du « fric », Il va me demander « Qu’est-ce que tu as fait pour les autres ? » Quel témoignage !

Ces projets nécessitent l’investissement de beaucoup d’autres bonnes volontés. Une réunion-rencontre des personnes intéressées a eu lieu le 6 décembre 2007 à la communauté de Sainte Foy. Des tracts invitations avaient été lancés et plusieurs habitants de notre quartier y ont répondu.
Le souci pour les plus démunis, le dynamisme de cette famille à l’origine de ces actions nous émerveillent et nous stimulent. Portons ces personnes et ces projets dans la prière pour que nous soyons fidèles à l’Esprit qui nous interpelle.
« Ne brisez pas l’élan de votre générosité. Laissez jaillir l’Esprit ! »

Jacqueline Rollet. Au Foyer Notre-Dame des Sans-Abris à Lyon (F.N.D.d.S.A.)
Accueillir, loger, accompagner, insérer, telle est la mission des F.N.D.d. S.A.Le foyer essaie de s’adapter aux nouveaux visages de l’exclusion par la mise en place et le fonctionnement de structures d’accueil, et d’hébergement, d’accompagnement et d’insertion :
-   Accueil de jour, dernier rempart pour qui est à la rue, mais aussi moyen de prévention.
-   Accueil de nuit inconditionnel pour ne laisser personne dormir dans la rue.
-   Hébergement d’insertion afin de garantir les bases d’une insertion durable.
-   Ateliers d’insertion pour réactiver le savoir faire.
-   Structures adaptées pour les personnes les plus dégradées.

« Il n’est qu’un luxe véritable et c’est celui des relations humaines ». A. de Saint-Exupéry.

Mission, que pour une part bien petite, j’ai la chance de partager dans le service des « lits de repos ». Il y en a quatorze, où les passagers plus fatigués peuvent se reposer dans une chambre à deux lits. Nous ne faisons pas grand-chose, simplement nous sommes avec eux, à l’écoute de ce qu’ils disent. Présence amicale, gratuite.

Donner un peu de mon temps. Recevoir aussi ce qu’ils me disent sur la vie, la société. Leur parole bouscule parfois mais nous apprend beaucoup sur ce qui fait la grandeur d’une vie d’homme et sur ses fragilités.

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Vivre la solidarité en maison de retraite à Capbreton

Soeur Henriette-Marie Armand
En maison de retraite on peut trouver beaucoup d’occasions de poser des actes de solidarité. Plusieurs personnes ne peuvent plus marcher et ont besoin d’aide pour pousser leur fauteuil. À nous d’avoir l’oeil ouvert pour ne pas laisser attendre une bonne volonté. Pour celles qui n’entendent pas, il faut une bouche pour répéter ce qu’elles n’ont pas compris. Celles dont les bras ou les mains ne fonctionnent plus normalement sont heureuses de trouver quelqu’un pour les aider à enfiler une veste, une chaussure tombée, ou mieux pour les aider à couper la viande dans leur assiette. Quelle aide précieuse aussi de trouver une couturière pour recoudre un bouton ou faire un ourlet !

Solidarité aussi avec les malades en les visitant, en leur écrivant ou en leur téléphonant. La moindre attention fait sortir l’autre de son isolement et lui rappelle qu’il est solidaire de l’ensemble.

Parmi les prisonniers auxquels j’écris régulièrement je découvre des gestes de solidarité tel celui de ce prisonnier, assez instruit, qui donne des leçons d’allemand à l’un de ses codétenus.

Je pense que la solidarité peut exister pour chacun où qu’il soit. Celui qui aime est capable de grandes choses.

Marie-Thérèse Revel. Voici comment je conçois la solidarité
Mon champ d’action est limité, alors je visite des personnes âgées qui ne peuvent se déplacer, des personnes seules, isolées.J’essaie de leur apporter : une aide matérielle, manuelle, une aide morale : amitié, écoute....

Pour moi, partager la joie de vivre, la joie de croire en Dieu, c’est ce que j’ai choisi pendant mes années de retraite ici à Capbreton.
Pas de choses matérielles, mais plutôt de l’amitié, de l’écoute, de l’intérêt manifesté au cours de mes visites aux personnes âgées, seules chez elles.
Quel plaisir elles ont à raconter ce qui les touche, ce qu’elles ont vécu en sachant qu’on les écoute !
Souvent je connais la fin de l’histoire qu’une telle me raconte car combien de fois l’ai-je déjà entendue ! Peu importe, j’écoute. Le meilleur moment est le partage de la Parole de Dieu suivie de la communion. En ce moment, plusieurs personnes se posent des questions au sujet de la vie et de la mort. L’Eglise permet-elle l’incinération ? etc. J’essaie de répondre de mon mieux.
Toutes attendent cette rencontre hebdomadaire et sont très reconnaissantes. Et je suis heureuse d’avoir pu communiquer la joie de vivre, la joie de partager un instant ensemble.

Julienne Eveillard
En solidarité avec ceux et celles qui, dans tous les pays du monde, souffrent de tortures et traitements inhumains, en particulier ceux et celles qui attendent une exécution imminente, la communauté de Capbreton, depuis trois ans, intègre dans sa prière des Vêpres, chaque premier mardi du mois, les intentions de l’ACAT. Nous prenons connaissance du Journal Courrier de l’ACAT ainsi que des appels urgents adressés chaque mois. Dans la mesure de nos possibilités, nous répondons à ces appels.

Christiane Cadeville
La plus grande organisation caritative de France est née pendant la seconde guerre mondiale dans l’esprit du Père Jean Rodhain. Cet homme, hors du commun, a développé des trésors d’ingéniosité afin d’aider les prisonniers des camps nazis. Un fois la paix revenue, il a voulu mettre son expérience au profit des plus démunis et en 1946 naît le Secours Catholique. Son but : apporter partout "tout secours et toute aide", construire une société juste et fraternelle.

Aujourd’hui en France 1 600 000 personnes sont considérées comme étant en situation de précarité. Face à ces situations le Secours Catholique de Capbreton est actif.
-  Accueil, écoute et suivi des personnes.
-  Aide au logement pour des familles sans domicile ou hébergées de façon précaire.
-  Soutien scolaire.
-  Création d’une boutique de vêtements.
-  Atelier couture, tricot, poterie favorisant les rencontres.
-  Accompagnement, soutien personnalisé.
-  Accueil de familles modestes dans la caravane et dans deux logements sociaux
-  Goûter et remise de jouets aux enfants pour Noël.

Quel est mon rôle au secours Catholique ? Depuis l’an 2000, je fais partie du "suivi". Le lien entre toute l’équipe est important tout en respectant une grande discrétion. Je visite :
-  Des personnes à domicile, dans une maison de retraite et un foyer logement, pour apporter un soutien moral, une présence, une écoute aux personnes seules, âgées, handicapées, démunies.
-  Des familles en difficulté, souvent des femmes seules avec enfants, devant tout assumer après un divorce. Cheminer avec elles, apporter secours, aide affective et matérielle avec respect. Etre disponible, redonner confiance.
Echanger discrètement avec la responsable sur leurs besoins concernant :
-  les visites médicales,
-  les services sociaux, administratifs
-  la prise en charge psycho sociale
-  l’orientation vers les restos du cœur,
-  le du CCAS pour joindre une assistante sociale.

J’essaie de témoigner discrètement de l’amour de Dieu. Chaque semaine, je distribue la feuille paroissiale contenant les lectures du dimanche. Parfois nous échangeons sur l’épître ou l’évangile.

Ma prière accompagne toutes ces familles, ces personnes rencontrées. Aujourd’hui par exemple je lisais le Psaume 24. Un beau témoignage de supplication, mais aussi d’espérance et de confiance en Dieu.

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À Haute-Goulaine, solidaires ? Nous le sommes !

D’abord parce que NDA…
Ensuite parce que les années nous invitent à une aide mutuelle urgente et « locale » pour atténuer le poids des infirmités des unes et des autres.
Il y a celles qui font la lecture aux malvoyantes, celles qui prient l’Office à une sœur alitée, celles qui poussent un fauteuil afin qu’une sœur ne soit pas en « poste restant » dans un lieu de la maison, celles qui donnent leur bras pour un petit tour ou un retour dans la chambre… et bien d’autres aides mutuelles. Notre premier prochain, ce sont nos sœurs.

Le temps de nous investir à l’extérieur est révolu, mais voici un petit inventaire de nos modestes solidarités locales.

-  Radio Fidélité, notre radio chrétienne régionale de proximité, écoutée 24h sur 24 par nos sœurs, est en graves difficultés et risque de fermer. Pour répondre à l’appel des responsables, chacune de nous a mis la main à la poche pour trouver une pièce restante du petit argent de poche mensuel.

-  A Haute Goulaine, une association prépare des containers pour l’Europe de l’Est. Nos tricoteuses et crocheteuses fournissent chaque mois plusieurs couvertures et vêtements d’enfants. Pour alimenter la collecte.

-  Nous construisons des écoles au Sénégal ! OUI ! Nos papiers soigneusement conservés : journaux, revues, réclames, livres, sont acheminés vers une association de récupération dont le bénéfice est affecté à l’Afrique…

-  Notre réputation de priantes est faite dans la région… Cela nous amène à prendre en charge, dans la prière, des malades, des prisonniers, des couples, des jeunes, des intentions que nous confient les personnes partageant nos Eucharisties, le personnel de la maison, nos relations ou même des inconnus.

-  Et enfin nous vibrons chaque fois aux appels de l’ACAT, d’Amnesty international ou autres. Et nous signons, signons, signons pétitions et protestations sans regret.

-  Pour terminer… faut-il appeler cela « solidarité » ? Quelques-unes d’entre nous ont participé, pendant la « Semaine bleue », à une rencontre personnes âgées - enfants pour une dictée commune intergénérations. Solidarité avec les autres personnes âgées de la commune et avec la mairie qui cherche à donner vie au Bourg.

Une solidarité de joie et d’amitié… cela compte aussi !

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Où vivons-nous la solidarité à Colmar ?

-  En premier lieu : la prière.
Les intentions sont variées, depuis celles proposées par les OPM pour les diocèses en difficulté, jusqu’à celles de tous les membres de notre Institut. Sans oublier celles de l’actualité quotidienne, celles de nos familles, celles du personnel qui nous entoure et celles confiées dans le courrier que nous partageons.

-  En second lieu : les geste, les petits services des membres de la communauté.
Cela se vit dans nos oboles au temps de l’Avent et du Carême pour différents organismes, dans la collecte des petites pièces jaunes, dans l’accueil des gens du quartier à nos célébrations eucharistiques, dans le service du dépôt d’hosties. Une sœur participe à la catéchèse des enfants, une autre visite régulièrement un jeune homme de 23 ans, handicapé moteur.

-  En troisième lieu : entre nous en communauté.
Une multitude de gestes d’entraide se réalisent au cours des journées auprès de celles qui souffrent de quelque handicap dû à l’âge ou à la maladie. C’est ainsi que les unes se chargent des petits achats de celles qui ne peuvent plus sortir, que les autres lisent à haute voix certains articles de journaux, les informations de l’institut, des revues ou même quelques livres pour les plus malvoyantes. De même elles peuvent prier l’office avec elles quand il n’est pas chanté en commun.

-  En quatrième lieu : nous profitons de la solidarité des autres.
Dans notre maison de retraite, les employées nous accompagnent pour des sorties. Elles participent à nos fêtes. Une dame bénévole vient régulièrement donner un coup de main.
Nous recevons aussi une aide financière du département du Haut Rhin pour le fonctionnement de la maison, et des dons nous arrivent par nos relations, nos amis.

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À Pommiers, le service de la philatélie

Renée Leger
Un moyen de vivre la solidarité auquel on ne penserait peut-être pas !
Il me permet de connaître beaucoup de personnes par des échanges de courrier. Sachant que je suis une sœur NDA, on me partage joies et peines et on me formule beaucoup de demande de prières.
Et aussi dans le club des Seniors de Pommiers : « LOISIRS ET AMITIÉ », les rencontres que je vis me permettent d’écouter les personnes et de porter leurs intentions dans ma prière.

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À Hautmont

Françoise Kowalczyk
-  Dans « le groupe de la fraternité »
Nous confectionnons des couvertures que nous offrons au cours de la messe de Noël au Secours Catholique et à la Croix Rouge.
-  Dans notre équipe de prière du Rosaire :
L’an dernier nous avons regroupé la somme de 130 € pour l’envoyer aux « Petits Jésus – poliomyélitiques » du Père Caselin au Bukavu (Rwanda).

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La solidarité vécue dans le service des paroisses de Migennes

Avec nos moyens et nos limites, nous essayons de vivre dans une pastorale de proximité en lien avec notre idéal missionnaire. C’est ainsi que nous sommes en relation avec tous les groupes existants sur Migennes : Resto du cœur, Secours Populaire, Croix Rouge, Jardins solidaires…
Par la pastorale des migrants nous nous investissons dans l’aide aux mères célibataires ou auprès des étrangers en recherche de travail.
Nous participons aux groupes du CCFD, et nous restons attentives pour signer les appels de l’ACAT.

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La communauté d’Erquy

« Dieu nous aime, il nous fait le don d’aimer à notre tour ». C’est bien ainsi que nous vivons notre apostolat par :

De multiples petits services paroissiaux :
Préparation de l’Eglise pour les mariages, baptêmes, sépultures ; participation à l’entretien des locaux.
Permanences d’accueil à la Paroisse, visites aux personnes âgées, seules, malades,
-  Implications dans différentes associations : Secours Catholique, mais aussi participation à différents clubs de la commune, etc.

Voilà ce qui fait le quotidien de notre partage - parfois de petits « riens », nous semble-t-il, avec les gens de qui nous sommes très proches et qui se confient volontiers à nous.

[1] De Maurice Pivot, "Devenir témoin par la Parole et l’Art de vivre"

[2] De Maurice Pivot, "Devenir témoin par la Parole et l’Art de vivre"

[3] De Maurice Pivot, "Devenir témoin par la Parole et l’Art de vivre"

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