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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

Echo du Nord de la Côte d’Ivoire

PETITS SERVICES ET GRAND DON ...

(JPG) « COCOCO »… Sans cesse, on tape dans les mains à la porte de la maison des sœurs. C’est un mouvement continu. C’est le poste de secours des pauvres ! Sœur Olga et sœur Maria Angela n’ont plus une minute. Il faut non seulement écouter mais trouver des solutions à tous les problèmes déposés dans leurs mains.

A son arrivée à Tingrela en 1987, Sœur Olga crée l’école de la mission. Une classe d’abord avec quelques élèves. Difficile d’avoir des enfants sénoufo et surtout des filles... Mais ses efforts sont récompensés. D’autres classes ouvrent et les premiers certificats d’étude couronnent ses efforts. Bien gérée, l’école s’autofinance.

Alors Sœur Olga, après quelques années, en bonne missionnaire, cède la responsabilité de l’école à un de ses enseignants. Dans ce temps libéré, l’alphabétisation prend la suite, ainsi que l’animation de groupes d’enfants.

Dans un quartier tranquille de Tingrela, elle construit une grande salle et trois classes. Avec les jeunes, les femmes, les enfants, elle y fait des merveilles ! Et même une étude du soir.

Mais !!! Le proviseur du lycée de la ville, un musulman, voit l’intérêt de ces salles, et vient les demander pour commencer un petit collège. Comment refuser un mieux être des pauvres ? Et l’étude du soir ? Eh bien, elle la cède aux maîtres de la mission. Avec la guerre et ses suites, les salaires ne sont pas gros ou pas toujours versés. Avec une petite obole des parents, les maîtres de la mission pourraient mieux survivre. Alors maintenant, les journées de Sœur Olga sont disponibles pour l’accueil :
-  les grands-mères défilent pour avoir du lait pour les enfants orphelins.
-  les mamans malades et celles qui n’ont pas de lait.
-  les jeunes lycéens en panne de fournitures scolaires, de vêtements ou de nourriture.
-  les malades désemparés. Seuls, ils sont souvent refoulés à l’hôpital. Accompagné de la Sœur, c’est une certitude de paiement !

Mais il y a un autre domaine où Sœur Olga s’active : La bibliothèque. Quels trésors pour les jeunes qui ne peuvent acheter leurs livres. Livres toujours en bon état car Sœur Olga a une autre corde à son arc, elle a appris la reliure. Même les écoles lui apporte les livres à réparer . Et voilà que cette célébrité lui vaut une demande des enseignants du collège, pour que leurs élèves aient accès à la bibliothèque des Sœurs. Se pose alors un problème de place pour accueillir tout le monde… Qu’à cela ne tienne. On construit une salle plus grande, (quand on est généreux, Dieu donne) ,une jeune femme est embauchée pour gérer l’affaire et Sœur Olga en profite pour faire un petit coin de livres religieux : bandes dessinées et vie de saints dont les jeunes sont friands. Réaménager l’ancienne salle est une aubaine pour un atelier de reliure et un stand de vente d’objets religieux.

Le croyez-vous ? Sœur Olga a encore le projet de visiter les handicapes, les malades, de faire une catéchèse à un groupe d’adulte…

Et si vous lui demandez ce qu’elle fait à Tingréla, elle répond : « Je ne sais pas, je ne fais rien mais je n’ai jamais fini. »

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