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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

ADZOPE

Oser un retour ...

(JPG) 2010. L’après guerre en Côte d’Ivoire est difficile. Tout est à repenser, le chômage dû à la guerre et les armes encore en activité, amènent des vols, des agressions, des violences dans tout le pays.

A Adzopé, nos Sœurs, isolées au bord de la forêt, au fond de l’Institut de la Lèpre de Côte d’Ivoire sont par trois fois agressées, volées la nuit. Cette insécurité conduit nos responsables à retirer la Communauté pour un temps, au grand désespoir des malades.

En effet, la Léproserie ND des Apôtres a été fondée par nos Sœurs en 1949. Avec l’aide des Fondations Raoul Follereau, cette léproserie s’est développée et est devenue l’Institut Raoul Follereau, centre important en Afrique de l’Ouest tant pour la lèpre que pour l’ulcère de Buruli, une nouvelle endémie de l’Afrique de l’Ouest. Les Sœurs de ND des Apôtres ont toujours été présentes pour les soins, pour l’animation humaine, spirituelle, ainsi que pour l’éducation et l’enseignement des enfants et des jeunes, puisque l’ulcère de Buruli atteint en priorité les jeunes, et beaucoup sont touchés en Afrique de l’Ouest.

Après trois ans d’absence, en novembre 2013, une Communauté de 3 Sœurs rejoint ce lieu si cher à la Congrégation. Etonnement, la maison est presque intacte, quoique très sale !

Le directeur accueille les Sœurs chaleureusement et leur confie deux services importants : l’hôpital femmes et enfants pour Sœur Félicité (béninoise), ainsi que l’hôpital Jean Paul II pour les hommes lépreux gravement atteints, à Sœur Alice (burkinabé). Soeur Christine (ivoirienne) se met à l’enseignement pour les enfants handicapés par l’ulcère de Buruli.

Tout manque dans les services. Le Directeur, dynamique et proche des malades, deux chirurgiens Drs Séka et Kaba, fidèles à Adzopé malgré les évènements, et tout le personnel continuent de travailler malgré tout pour les 200 malades présents.

La lèpre, hélas, semble se développer de nouveau. Et l’accueil des malades stabilisés est toujours difficile par les familles. Mais les Soeurs continuent de marcher avec confiance, sur les traces de leurs aînées encore si présentes à Adzopé.

D’après Sœur Christine Koffi, nda ivoirienne.

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