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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

DIVO

Les gestes qui guérissent ...

7 h 30. Eugénie est exacte pour demander la clé du dispensaire tout près de la maison des Soeurs. Eugénie, la femme fidèle et précieuse, qui aide les Soeurs au dispensaire depuis plus de 40 ans. Puis tout le personnel arrive : Viviane et Fleur, deux aides soignantes, et Jean Louis.

(JPG) Avec Sœur Annick Amonan, jeune Soeur Ivoirienne, infirmière responsable du Centre de Santé à Divo depuis 3 ans, avant toute chose, il y a la prière. Accueillir, soigner avec amour, ne va pas de soi et c’est ce qu’on veut vivre à Divo. Ce dispensaire est né dès l’arrivée des Sœurs en 1950, à Divo, ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Et depuis 63 ans c’est toujours le même cortège de pauvres et de souffrants accueillis et soignés, quelles que soient leur situation sociale, leur religion.

Depuis des heures, des malades attendent sous l’apatam, venant de Divo, des villages alentours et même de très loin. Et cette foule a ses raisons. Chez les sœurs, on est regardé, accueilli, écouté, aidé. II est vrai qu’à l’hôpital de la ville, le manque de moyens, de formation parfois, n’encourage pas les malades. Et surtout la question financière conditionne souvent l’admission. Chez les sœurs les soins ne sont pas gratuits mais on sait écouter, patienter ou comprendre les cas sociaux sérieux.

(JPG) Tout de suite les consultations commencent. Alors se mettent en marche toutes les activités : Tout est bien organisé et s’accomplit dans la douceur et la patience : une salle de consultation où Eugénie joue un grand rôle comme traductrice car les dialectes sont multiples et Eugénie, très douée, envoie les malades aux lieux de soins. Six petits box avec un lit reçoivent les malades pour des soins particuliers ou des perfusions. Une salle de pansement, une salle d’injection, un laboratoire, complètent le tout.

Ce petit laboratoire a été équipé, par la Fondation Follereau et l’ordre de Malte, de « machines multiservices » modernes qui permettent à l’équipe de soignants de bien cibler les maladies et de faire des diagnostics rapides pour le Sida, l’hépatite, le paludisme et autres maladies courantes en Afrique... Une merveille pour ce coin éloigné des grands centres. Le Sida y tient une grande place, hélas. Un jour par semaine est consacré à l’écoute, aux conseils, aux soins de ces personnes. Un autre jour est aussi consacré au suivi des femmes enceintes. Une sage-femme de l’hôpital vient appuyer Soeur Annick. Les enfants malnutris sont nombreux et demandent des soins assez longs. Sœur Annick, responsable du Centre de Santé a l’appui du Directeur Régional de la Santé et les cas graves sont envoyés à l’hôpital de la ville. Quelle merveille de voir, avec Sœur Annick, ce personnel dévoué, patient, attentif, et les malades le savent bien qui amènent d’autres malades. Avec l’aide de l’Irlande, les Soeurs projettent la construction d’un Centre de soins plus grand, plus fonctionnel. Il est en route mais en attendant, l’amour a toujours assez de place pour guérir les cœurs et les corps blessés.

De Sœur Monique Poirier. Divo

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