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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

Avril 2008

L’appel

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Nous l’entendons clairement ou confusément, il résonne d’évidence, un jour, et se laisse comprendre au jour le jour, au gré des différentes situations où nous nous trouvons.

Nous n’avons jamais fini d’entendre l’appel qui a rejoint le profond de notre cœur, parce qu’il se décline quotidiennement. Être fidèle à l’appel de fond, c’est alors répondre aux diverses invitations de la vie, au prix parfois de ruptures. C’est savoir que Dieu est le maître de notre vie, de notre appel, et c’est alors avancer dans la confiance.

« Les vocations au service de l’Église-mission », voilà l’intention que nous propose le pape Benoît XVI pour la 45e journée mondiale de prière pour les vocations.

Nous prions pour les vocations, la vocation à donner toute sa vie au Seigneur, dans le ministère, dans la vie consacrée, dans la fidélité à l’amour que Dieu nous porte, pour le monde qu’il aime. L’appel de fond ne serait-il pas celui d’aimer ? Accueillir, écouter, tout partager, peines et joies, jusqu’à donner sa vie pour l’Évangile.

Mon appel, je le perçois selon ma foi comme un attrait, un goût qui vit au fond de mon cœur, une Vie qui m’entraîne pour aller à la rencontre des autres.

Le premier appel que j’ai entendu était celui d’annoncer la Parole de Dieu, d’aller vers ceux qui ne connaissent pas encore le Seigneur. « Connaître et aimer Dieu pour le faire connaître et aimer », disait le Père Planque, recevoir pour être envoyé, voilà ce qui a orienté mon cœur et mes pas. J’ai choisi une congrégation où je pourrais répondre aux attentes de l’Église, pour la mission. Ces appels se sont multipliés au fil des années.

Une formation de catéchiste m’a d’abord permis de préciser mon appel à mettre ma vie au service des autres. Dieu était là, et j’étais heureuse de le trouver, de le rencontrer et de lui donner mon quotidien. J’étais à l’écoute de ce que je devais lui donner, mais aussi de tout ce qui en moi était à convertir.

J’ai été envoyée auprès de personnes qui se sentaient délaissées par l’Église et qui avaient pourtant soif d’entendre une parole d’espérance, d’attention. Les voir se rapprocher de l’Église était une joie, comme de découvrir toute la valeur de leur vie humaine.

Ma congrégation m’a ensuite envoyée en Afrique : j’ai reçu cet appel comme un nouveau pas à faire mais ancré dans l’appel premier. L’appel à aimer les gens, le monde des enfants, les familles, les jeunes. Je me sentais proche d’eux, avec eux, semblables à eux. Je voyais dans leurs yeux briller le message de l’Évangile. Ma joie était de les voir s’attacher à Jésus-Christ.

Puis un autre appel s’est fait entendre, celui d’être au service de mes sœurs aînées dans mon pays d’origine. Je vérifie une fois de plus que chaque lieu porte ses grâces.

L’appel du Seigneur est aussi de le rejoindre, un jour, totalement, et ce n’est pas une fin.

Soeur Odette Arrieumerlou

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