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Dernière mise à jour
le 17 janvier 2024 |
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Au BéninLA COMMUNAUTÉ DES SÅ’URS AÃŽNÉES DE COTONOU Créée en 1993, la communauté compte cinq SÅ“urs béninoises âgées. Elles partagent leurs journées entre la prière, la cuisine, le bricolage, les visites aux malades. Elles évoquent pour nous leur histoire. SÅ“ur MAGUY CHALA : « Je m’appelle Marguerite Chala. J’ai connu les SÅ“urs NDA à l’internat de Allada, un an après la fondation de cette maison en 1935. Ce qui m’a touché en voyant vivre les sÅ“urs européennes, c’est leur proximité avec les gens. Elles allaient à pied dans les village en se faisant aider par une jeune fille pour la traduction de la langue. Cela me plaisait beaucoup et je voulais faire comme ces jeunes filles. Je me suis mise à apprendre le « fon », la langue du milieu pour être une bonne interprète pour les Soeurs car ce que disaient les SÅ“urs n’était pas toujours bien traduit aux familles. Mais mon rêve s’est envolé car j’ai dû quitter l’école pour des problèmes de famille. Mais mon désir de faire comme les SÅ“urs était toujours aussi ardent. J’en ai parlé à ma tante qui m’a laissée partir. Après ma formation religieuse, Mère Henriette m’a fait reprendre l’école. Ma première mission a été à Allada où je devais enseigner. Quelle épreuve cela a été pour moi ! » SÅ“ur MARIE CHRISTILLA : « Tout appel de Dieu aboutit si l’on entend son appel. Je suis de Porto Novo et c’est là que j’ai connu les SÅ“urs. J’étais à l’internat avec ma jeune sÅ“ur. Après mes études, j’ai enseigné. Mais mes parents m’avaient donné à un prétendant sans mon accord, sans rien me demander. Ma petite sÅ“ur un jour devait m’accompagner chez lui. Sur le chemin, je l’ai abandonnée et je me suis réfugiée chez les SÅ“urs. Toute la nuit, j’ai pleuré. Mes parents ont envoyé mon frère me chercher et j’ai refusé de sortir. Le Père Chauvin, SMA, m’a conduite chez les SÅ“urs à Sakété. Ma mère est venue me voir et a été surprise de me voir dans l’uniforme des postulantes. Mais tout s’est arrangé par la suite ! » SÅ“ur ANNE MARIE : « On m’appelait SÅ“ur Marie Honoré. J’ai connu les SÅ“urs en 1936 dans la région du Mono, au Bénin. Depuis toute petite, j’avais l’ambition de devenir leader des fétiches (je n’étais pas chrétienne encore) pour avoir autour de moi des adeptes qui me serviraient. Ce rêve m’a longtemps hantée. Puis je me suis convertie. Un jour, les SÅ“urs sont venues dans mon village. Quand je les ai vues quelque chose a bougé en moi et j’ai demandé à mon père de me laisser partir avec elles pour « être comme elles ». Je suis partie avec elles à Ouidah puis, après trois ans, à Sakété pour ma formation religieuse ». Leurs meilleurs souvenirs ? « Nos différents apostolats auprès des femmes, nos sÅ“urs, et de leurs enfants : avoir redonné l’espérance à celles qui voyaient mourir leurs petits par ignorance, formé des enfants qui aujourd’hui sont les cadres du pays. Voir que ce que le Seigneur a semé à travers nous porte des fruits. Avoir senti et sentir encore cette force intérieure qui nous anime pour la mission. Comme notre père Fondateur le Père Planque : « Nous ne vivons que pour les missions ». Christine Gnissan, nda |