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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

Septembre 2006

(JPG) C’est la rentrée !

Rentrée de vacances, rentrée politique, pastorale, scolaire…

Ces mots évoquent des joies et des difficultés : soucis financiers des parents, retrouvailles joyeuses ou problématiques, découvertes, projets ou profits…

Et pour moi, engagée dans une maison de retraite, que dit ce mot de « rentrée » ? Je me suis arrêtée à l’adjectif « rentré » : « dont l’action se passe à l’intérieur ».

J’avais une première réponse. Tout ce qui grandit commence par l’intérieur : la sève, l’humus de la terre, l’amour. Invitation claire à vivre quelque chose de bien difficile aujourd’hui : être en permanence attentive à la source intérieure, au sens profond de nos paroles et de nos actes, retrouver le centre de nos énergies spirituelles et humaines. Et là ce n’est pas seulement le1er septembre qu’il faut s’y mettre…

Une autre interpellation me vient du mot « scolaire ». Qui dit scolarité dit : enseignants et enseignés. Il s’agit pour tout le monde étudiant mais aussi dans tous les domaines de se faire enseignable. Chacun a pu expérimenter que ce n’est pas facile, à quelque âge que ce soit. Et il suffit d’entendre les difficultés des enseignants aujourd’hui.

C’est pourtant ce que nous dit Jésus, le seul Maître enseignant : Mettez vous à mon école et apprenez ce que je vous enseigne : que mon joug est léger, que je suis humble de cœur (Matthieu 11, 29-30).

Et nous avons même un répétiteur comme de nos jours pour les enfants en difficultés : L’Esprit Saint. De même que Jésus ne disait et ne faisait que ce que le Père lui suggérait, « de même pour nous, si nous nous étalons devant l’Esprit saint comme un clavier de piano, docile au répétiteur et faisant entendre des accords, des arpèges, ou simplement donner le ton pour un pas de danse ou une chanson à inventer » (Père Callerand)

La béatitude des « enseignables à la parole de Dieu » nous est donnée par Marie. « Bienheureuse es-tu, toi qui as cru à la Parole qui t’était dite de la part du Seigneur ».

Cette béatitude peut devenir nôtre à volonté si on a une âme d’enfant et un cœur vulnérable pour recevoir comme dans une grande voile ouverte, le plus petit souffle de l’Esprit.

Là encore, mon programme est tracé pour une rentrée permanente. Je suppose que vous avez déjà, vous, mis cela en pratique depuis longtemps ? Mais cela fait du bien de se redire les choses « rentrées ».

Sœur Christiana Roussey

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