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« Jusqu'aux extrémités de la terre, vous serez mes témoins »
Sœurs Missionnaires Notre Dame des Apôtres
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 Dernière mise à jour
 le 1er décembre 2015

Centenaire de Soeur Aloysia


" J’ai mon billet, je suis sur le quai, j’attends, mais quand le train arrive, il ne s’arrête pas pour moi !!! "

Comme elle a désiré voir enfin le train s’arrêter depuis quelques années…Mais le Seigneur en a décidé autrement, pour notre sœur Aloysia, car Il la connaît sa Centenaire !

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Et en ce lundi de Pâques, tout éclatant d’" Alleluia" c’est un train de fête qui s’arrête pour elle aux Glénans, un train d’invités : son neveu prêtre "Jo", sa nièce Monique chère à son cœur, Marie Hélène Gourdon représentant le Conseil Provincial, Samia Farouk, témoin de la continuité de la Mission, Marie Fernande Templier, notre voisine et nous toutes, sœurs de sa Communauté, le cœur endimanché d’amour et de cadeaux.

Ce jour, Sœur Aloysia l’appréhendait, car nous la connaissons, pour elle, il ne faut jamais ni particularité, ni privilège, ni attention spéciale… Mais aujourd’hui, avec un soupir, elle accepte. Elle a même pensé à sa tenue : corsage blanc, jupe et veste noires. Et la coiffeuse de Haute Goulaine est venue spécialement, en express, en ce samedi saint, pour discipliner sa mèche blanche rebelle !

Si les cœurs sont prêts, les lieux le sont aussi. La chapelle éclatante de la Résurrection, nous baigne de beauté et de vie. Le tombeau ouvert de l’émerveillement de Marie Madeleine devant son Seigneur, la croix fleurie jusqu’au bout de ses bras, les " alleluia", les discrets rappels des repères spirituels de notre centenaire : " Je suis la vigne, mon Père est le vigneron, la fidélité, l’amour, la mission…"

La salle à manger accueille les convives avec sa corne d’abondance d’où jaillissent 100 étoiles, un panneau où chacun peut suivre le chemin missionnaire de Sœur Aloysia, des tables toutes en couleurs où des cèdres du Liban et des cases africaines nous gardent en état de partance. Et, pour être à l’unisson de l’esprit brillant d’Aloysia qui chaque jour nous offre une charade, le menu est un rébus !

À 10h30, c’est l’ouverture de la prière…Malgré la surdité de notre chère sœur, notre chorale a préparé les chœurs les plus beaux, rythme, élan, désir, émotion, tout traduit la fête de Dieu.
À la communion Sœur Aloysia, avec son Seigneur dans le cœur, lit en même temps que nous, l’hommage envoyé par son fils spirituel, le Père Hans Putman, jésuite à Kartoum : le plus beau cadeau de la fête pour elle…

La fête continue autour de la table où nous savourons les spécialités de notre chef cuisinier. Pas de trou normand, mais de nombreux espaces "d’hommage" venus du monde entier : d’Algérie, Claire Marie Ronat dans un poème à sa compagne du Liban, de Maro : les anciennes élèves, grands-mères reconnaissantes !!! De Rennes à travers quelques charades. De Lyon, le Père Dhumeau, son ami du temps de Bouaké, envoie un poème plein de connivence, des Glénans où la communauté chante la vie mouvementée de Sœur Aloysia.

Elle s’est préparée à cette fête et – de mémoire – sans papier, elle nous étonne avec un long poème : " Quand j’avais 2 fois 20 ans… 3 fois 20 ans...4 fois 20 ans… 5 fois 20 ans…" . Il faut dire que ses deux livres dévorés chaque semaine et ses 3 ou 4 scrabbles par jour, mots croisés, mots fléchés, la gardent pleine de vie !!!

Et enfin les cadeaux… Surtout pas d’encombrement, ni de choses inutiles. Sœur Aloysia est pour le dépouillement radical. Mais les nourritures spirituelles ou intellectuelles sont toujours les bienvenues. Des livres donc, allument une étincelle dans son regard. L’apothéose enfin : la pièce montée moderne d’où deux feux d’artifice jaillissent pour remplir la pièce d’étincelles…

Mais la fatigue est là : les ans, le bon repas, la fête en sont la cause, aussi un temps de repos est-il le bienvenu. Nous nous retrouvons à 16 heures pour un temps de spectacle.
En hommage à son temps nantais, nous offrons à notre Sœur une danse bretonne. Malgré arthrose et essoufflement, les deux couples bretons s’exécutent avec assez de grâce et même on "bisse" le morceau.
En hommage à son temps de mission africaine, deux amis nigérians, Victor et Bossé, dansent en costume local.
Enfin, en hommage à son temps de mission au Liban, c’est une danse orientale que nous essayons de rendre évocatrice. Les nombreux voiles et circonvolutions enrobées de couleurs cachent les raideurs et ne montrent que l’amour et la joie que nous voulons donner à notre sœur.

Si les danseuses ont besoin de réconfort, toute la communauté est heureuse de savourer une glace "mystère". Mystère comme la joie que Dieu peut mettre dans nos jeunes cœurs de 100 ans… Jusqu’au bout !!!

Merci Sœur Aloysia pour ces 100 ans de vie qui sont notre joie et notre patrimoine spirituel. Même si ton billet est déjà pris, le face à face peut attendre encore pour nous donner la joie de vivre avec toi… le temps que Dieu voudra.

C.ROUSSEY

En date du : 7 juin 2006


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